Le Liban
Au Liban, les besoins humanitaires ont explosé. Plus d’un million de personnes sont déplacées et beaucoup ne peuvent toujours pas rentrer chez elles parce que des villages et des quartiers ont été détruits, ou parce que les attaques persistantes, les ordres d’évacuation et la présence de troupes israéliennes rendent tout retour impossible.
Le cessez-le-feu temporaire entré en vigueur le 17 avril n’a apporté qu’un soulagement fragile. Dans le sud du Liban en particulier, les attaques israéliennes, les opérations terrestres et l’occupation du territoire libanais se poursuivent, avec de lourdes conséquences pour les civils et les infrastructures essentielles. Des hôpitaux, réseaux d’eau et routes ont été endommagés ou détruits, tandis que les soignants font face à des incidents répétés impliquant un grand nombre de victimes.
MSF a considérablement renforcé sa présence dans le sud du Liban, notamment à Nabatiyeh, Sour/Tyr et Qana, ainsi que dans les zones environnantes auparavant inaccessibles. Grâce à des équipes médicales mobiles, les équipes de MSF fournissent des soins de santé primaires, des soins de santé sexuelle et reproductive, un soutien en santé mentale ainsi que des orientations vers des soins spécialisés. En parallèle, les équipes de MSF soutiennent plusieurs hôpitaux avec des fournitures médicales, du carburant et des médecins d’urgence afin de renforcer les soins d’urgence et de traumatologie.
L’impact psychologique de la guerre est immense. De nombreuses personnes ont été déplacées à plusieurs reprises et souffrent de traumatismes, tandis que des patients atteints de maladies chroniques rapportent qu’ils rationnent leurs médicaments en raison des pénuries et de l’accès limité aux soins. L’insécurité alimentaire augmente également rapidement, aggravant davantage la crise humanitaire.
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