La Belgique ferait-elle face à une épidémie d’indifférence ?

Dossier

La Belgique ferait-elle face à une épidémie d’indifférence ?

L'indifférence est une maladie. Ensemble, stoppons sa progression. 
Le message de notre Président, Dr Bertrand Draguez.

Mis à jour le jeu, 12/06/2018 - 18:11

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Les premiers signes sont bien là : une société où le repli sur soi fait jurisprudence, où le rejet de l'autre se brandit sans gêne et sans scrupule, où même les politiques dépassent le politiquement correct, où le racisme s’affiche, se like, se tweete, où l’empathie risque de s’éroder, où les murs poussent comme des mauvaises herbes, où les frontières se propagent comme la grippe...

Notre monde est-il devenu victime d’une grave épidémie d’indifférence ?

MSF lance un cri d’alerte

L’indifférence n’est en effet pas une fatalité.
Nous sommes convaincus qu’un autre monde est possible et qu’il est à la portée de chacun d’entre nous.
Car le refus de l’indifférence se manifeste d’abord dans notre quotidien, dans nos relations avec nos voisins, les personnes assises à côté de nous dans le bus ou le métro, dans notre comportement sur les médias sociaux, dans le regard qu’on porte sur un sans-abri ou un demandeur d’asile. Dire non à l’indifférence implique avant tout d’être conscient de nos actes et de nos pensées !

Soutenir MSF, c’est choisir un monde où l'on va vers l'autre qui a besoin d'aide et qui en est privé

C’est choisir de ne pas accepter qu’un hôpital soit bombardé à Gaza, au Yémen, en Afghanistan ou ailleurs.
C’est choisir de ne pas laisser des êtres humains mourir en mer.
C’est choisir de venir en aide aux populations victimes de conflit.
C’est choisir de mettre tous les moyens que nous avons pour soigner les patients atteints d’Ebola en République démocratique du Congo, de la malaria au Nigeria, du VIH au Mozambique, d’aider des femmes à accoucher dans des infrastructures sanitaires décentes, que ce soit au Liban, au Pakistan ou encore en République centrafricaine, de fournir des consultations en santé mentale aux victimes de torture et de violences sexuelles, d’opérer les blessés de guerre, de vacciner des milliers d’enfants contre la rougeole, de se battre au quotidien contre la malnutrition, la tuberculose, le choléra...

C’est choisir d’être là où les besoins sont les plus criants.... et de repousser les limites du possible

Choisir de soutenir les équipes de Médecins Sans Frontières, c’est aussi s’immuniser contre l’indifférence en aidant le monde à se prémunir.
C'est le plus efficace des traitements.
Dosage illimité, aucune contre-indication !

Les équipes MSF.

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Témoignages du terrain

«  Un matin, un couple a amené une petite fille de 13 ans, qui était très effrayée, assez mal en point et qu’on a soigné pour une fausse couche. On s’est rendu compte qu’elle avait été violée quatre mois avant »

Sarah est une gynécologue de 34 ans. Pour sa première mission avec MSF en 2017, elle est partie à Khost, à l'est de l'Afghanistan. Un pays où la mortalité maternelle est la plus haute et où les mariages forcés sont courants. 

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« Je n’ai pas pu m’empêcher de penser que cet enfant n’aurait peut-être plus de parents demain ou bien qu’il se retrouverait sur la table dans quelques années »

Jean-Pierre est parti en juin dernier dans la bande de Gaza, comme chirurgien pour MSF. C’était sa première mission, seulement deux mois après le début de la grande marche du retour, les manifestations qui ont lieu chaque semaine à Gaza. Comme il est chirurgien, les opérations et les blessures graves, c'est son quotidien. Mais là-bas, il a vu « des blessures qu'on n’a pas l’habitude de voir ici en Belgique ». 

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« Ce n'est pas normal qu’aujourd’hui j'entende des gens dire qu’ils préfèrent rentrer en Syrie pour mourir en tant qu’être humain plutôt que de rester dans des camps de réfugiés où ils croupissent comme des chiens »

Alyssia est médecin. Elle est partie en mai 2016 dans le camp de réfugiés d’Idomeni, dans le nord de la Grèce, près de la frontière macédonienne.

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« Une personne qui a traversé le Sahara, la mer Méditerranée, pour venir se jeter ici dans le canal à cause de ses conditions d’accueil et de vie, je trouve cela totalement inacceptable »

Des histoires similaires de voyages durs et éprouvants, Xavier, psychologue de MSF au Hub humanitaire à Bruxelles, en entend tous les jours.

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« Elle avait peur d’aller aux toilettes parce qu’elle avait peur qu’on la viole. Elle n’avait pas accès à des soins de santé pour se faire soigner, pour parler à un psychologue. Cette histoire elle me hante encore  »

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