Malawi

Informations sur les inondations en mars 2019 au Malawi

Au Malawi, Médecins Sans Frontières s’emploie principalement à améliorer la prise en charge du VIH, en particulier parmi les adolescents et autres groupes vulnérables.

Depuis les années 1990, au pic de l’épidémie de VIH dans le pays, la situation au Malawi s’est considérablement améliorée même si beaucoup reste à faire. Selon ONUSIDA, la prévalence du VIH a baissé de 14,2% en 2003 à 9,2% en 2016.*

Mi-2017, 714 691 séropositifs étaient sous traitement antirétroviral à vie.

Cependant, le VIH reste la principale cause de mortalité chez les adultes au Malawi, et environ 28 000 nouveaux cas sont encore dépistés chaque année. Les progrès réalisés dépendent massivement de fonds internationaux et le pays manque cruellement de personnel soignant qualifié.

Anna Laison, 16 ans, souffre d'une double infection : sida/VIH et tuberculose. Elle est soignée à l’hôpital de Nsanje. © Luca Sola, juillet 2017
Anna Laison, 16 ans, souffre d'une double infection : sida/VIH et tuberculose. Elle est soignée à l’hôpital de Nsanje. © Luca Sola, juillet 2017

Centrer la prise en charge du VIH sur les adolescents et les patients sidéens à Chiradzulu

À Chiradzulu, le transfert progressif au ministère de la Santé des activités de MSF centrées sur le VIH arrive à terme après quatre ans. En 2016, des études de MSF ont révélé que des lacunes subsistaient dans la détection et la prise en charge précoce des patients chez qui les traitements de première et deuxième intention ont échoué, et que seuls 30% des adolescents bénéficiaient d’un traitement efficace.

MSF met sur pied des actions spécifiques pour améliorer la prise en charge de ces patients et leur observance des traitements : notamment des services holistiques et multidisciplinaires pour les adolescents, les patients présentant des difficultés à rester sous traitement ou des patients qui n’y répondent pas.

Prévention et traitement précoce du cancer du col de l’utérus

Le Malawi enregistre le taux de cancer du col de l’utérus le plus élevé au monde, avec environ 75 nouveaux cas par 100 000 femmes chaque année. Or, seules 10 à 20% des femmes bénéficient de dépistage précoce et aucune vaccination préventive n’est en place. À Blantyre et dans le district de Chiradzulu, MSF lance un projet intégré de dépistage et traitement des lésions précancéreuses, de vaccination contre le papillomavirus humain, de traitement du cancer du col de l’utérus et de soins palliatifs.

Améliorer la prise en charge du VIH et de la tuberculose (TB) à Nsanje

À travers son projet modèle « Nsanje HIV TB District Support », MSF aide les services de santé sous-dotés du district à renforcer leur coordination, fournit personnel et médicaments pour combler les lacunes majeures et offre du mentorat au personnel soignant de l’hôpital de Nsanje et de 14 centres de santé pour améliorer la prise en charge du VIH et de la TB. Pour réduire la mortalité liée au VIH, un accent particulier est mis sur les patients aux stades avancés de la maladie, depuis la détection précoce jusqu’à l’amélioration des soins dans l’hôpital de référence.

Simbazako, 19 ans, passe une radiographie de dépistage de la tuberculose à l’hôpital de district de Nsanje. MSF contribue à y améliorer le diagnostic et la prise en charge clinique du VIH et de la TB. © Luca Sola, juin 2017
Simbazako, 19 ans, passe une radiographie de dépistage de la tuberculose à l’hôpital de district de Nsanje. MSF contribue à y améliorer le diagnostic et la prise en charge clinique du VIH et de la TB. © Luca Sola, juin 2017

Soins intégrés pour les travailleurs du sexe

Dans le cadre de « Corridor », un projet transnational le long des axes de transport entre le Malawi et le Mozambique, MSF fournit une prise en charge intégrée du VIH, de la TB et de la santé sexuelle et génésique aux chauffeurs de camions et travailleurs du sexe dans des « centres polyvalents » à Mwanza, Zalewa, Dedza et Nsanje.

Projet dans les prisons

Dans les prisons de Chichiri et Maula, MSF offre dépistage et soins primaires pour le VIH et la TB, et améliore l’approvisionnement en eau et l’assainissement pour les détenus. Ce modèle a été validé comme un exemple de bonne pratique. MSF demande qu’il soit appliqué dans tout le pays et qu’une solution soit trouvée au surpeuplement et à la malnutrition extrêmes dans les prisons.

* ONUSIDA/OMS Epidemiological Fact Sheet, 2004 Update et ONUSIDA country factsheet 2016