Open the menu

Médias sociaux

Crise oubliée n°2 : les avortements à risque/non médicalisés

Compétition interscolaire #YOUthCAREs

 

Voici la fiche explicative de la crise oubliée n°2 : les avortements à risque/non médicalisés. Cette crise est l'un des trois thèmes proposés dans le cadre de notre compétition interscolaire #YOUthCAREs. Vous souhaitez avoir les infos concernant le déroulement de la compétition ou les deux autres thèmes ? Cliquez ici

Ann Van Haver, sage-femme MSF, raconte sa rencontre avec une patiente ayant eu recours à un avortement à risque

L'AVORTEMENT EST UN DROIT

L'accès à un avortement sûr est un droit fondamental. Les décisions concernant le corps d'une femme ne peuvent être prises que par cette femme elle-même. Le fait de forcer une personne à avoir une grossesse non désirée ou, au contraire, à subir une intervention d'avortement dangereuse, constitue une violation des droits humains.

Les femmes ou les jeunes filles qui sont déterminées à mettre fin à leur grossesse le feront quels que soient les risques ou la légalité. En effet, lorsqu’une grossesse est non désirée par une femme ou jeune fille, cette grossesse devient insupportable. Par conséquent, sans accès à un avortement sûr, ces personnes risquent leur vie. C'est pourquoi MSF considère les soins relatifs à un avortement sécurisé comme une partie intégrante et essentielle des soins maternels, dans tous nos projets que l’organisation mène dans le monde. Nous offrons aux femmes et aux jeunes filles une option sûre et médicalement valable pour interrompre leur grossesse si elles le souhaitent. Ce faisant, nous sauvons des vies et améliorons la qualité de vie de milliers de femmes et de filles.

DE QUOI PARLE-T-ON ?

Le terme « avortement » fait référence à l'interruption médicale de la grossesse. Il s'agit d'un choix conscient en cas de grossesse non désirée. L'avortement peut être pratiqué de différentes manières médicales, à l'aide de médicaments ou par la méthode de curetage par aspiration.

Dans les pays où l'avortement est interdit et/ou a des conséquences sociales (en d'autres termes, où la pratique est socialement ou moralement considérée comme inacceptable), les femmes ou les jeunes filles optent parfois pour des méthodes d'avortement dangereuses qu'elles utilisent elles-mêmes ou font pratiquer par des personnes qui n'ont pas les compétences nécessaires. Dans ce cas, on parle d'avortement à risque. Cela peut impliquer : l'insertion d'objets tranchants dans le vagin, au-delà du col de l'utérus et dans l'utérus, l'ingestion de substances toxiques comme de l’eau de javel, l'insertion dans le vagin de préparations à base de plantes, l'automutilation par des coups dans la région abdominale, ou encore une chute délibérée. De nombreuses femmes achètent aussi des médicaments qu'elles prennent ensuite de façon incorrecte ou insuffisante ; cela aussi peut constituer un avortement dangereux.

La plupart de ces méthodes sont non seulement inefficaces pour mettre fin à une grossesse, mais peuvent également avoir des conséquences durables. Des complications surviennent souvent après un avortement dangereux, en raison de blessures, de saignements ou d'infections. Pour sauver la vie de ces femmes et de ces jeunes filles, l'utérus doit être vidé le plus rapidement possible par un curetage par aspiration, mais parfois une hystérectomie (ablation de l'utérus) est le seul remède. La femme en question n'est alors bien sûr plus fertile. D'autres conséquences permanentes peuvent être une perforation de l'intestin, une anémie prolongée, des douleurs durables lors des rapports sexuels...

haïti avortement
Cette peinture murale prise en photo en Haïti représente le silence que de nombreuses femmes sont obligées de garder lorsqu'elles souhaitent avoir recours à un avortement, en raison de la stigmatisation sociale qu'elles pourraient subir si elles en parlaient. En réponse à ce problème, les équipes MSF mènent des activités de promotion de la santé, afin de sensibiliser les communautés à la thématique. Nous distribuons aussi des contraceptifs et gérons nos propres cliniques spécialisées dans la planification familiale. © Patrick Farrell, octobre 2013.

Qu'est-ce qu'un avortement sécurisé ?

Un avortement sans risque, sous surveillance médicale ou avec un soutien approprié, est une procédure qui peut être effectuée de manière sûre et efficace, en utilisant des médicaments (avortement médical) ou une procédure mineure sous anesthésie locale (curetage par aspiration). L'avortement médicamenteux est plus efficace si deux médicaments sont utilisés : la mifépristone et le misoprostol (le misoprostol peut également être pris seul, mais cela est moins efficace). Cette méthode est moins invasive, peut être proposée en ambulatoire et peut être effectuée discrètement à domicile. Les deux méthodes ne sont pas toujours disponibles dans tous les pays.

Un avortement sûr nécessite plusieurs aspects cruciaux des soins, un cadre sûr, confidentiel, compétent et vigilant. Les services doivent être fournis par un personnel dûment formé, même s'il n'a pas nécessairement de formation médicale.

Ce qui est crucial dans le cas d'un avortement médicamenteux :

  • un climat de confiance mutuelle
  • des informations et des instructions correctes et complètes
  • des médicaments de bonne qualité, en quantité suffisante
  • l'accès à un traitement approprié en cas de complications

Ce qui est crucial pour un avortement avec procédure médicale :

  • un climat de confiance mutuelle
  • des informations et des instructions correctes et complètes
  • du personnel médical formé pour effectuer cette procédure
  • l'environnement selon les normes médicales (prévention des infections)
  • l'accès à un traitement approprié en cas de complications

Les chiffres

  • Chaque année, 7 millions de femmes et de jeunes filles sont admises à l'hôpital pour des blessures, des infections ou des saignements après un avortement dangereux.
  • Chaque année, plus de 22 000 femmes et jeunes filles meurent des suites de complications liées à un avortement dangereux.
  • Quelque 97 % des avortements dangereux ont lieu en Afrique, en Amérique latine et en Asie du Sud et de l'Ouest.
  • Aujourd'hui, l'avortement à risque est la cause d'au moins un décès maternel sur douze dans le monde.

Pour davantage d'informations et de chiffrés clés donnés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), cliquez ici.

In onze projecten rond seksuele en reproductieve gezondheid delen we ook
Nous distribuons des contraceptifs dans le cadre de nos projets sur la santé sexuelle et reproductive. Dans certains pays ou certaines régions, ils ne sont pas faciles à trouver. Ici, un promoteur de la santé MSF distribue des préservatifs à des travailleuses du sexe à Nsanje, au Malawi. © Isabel Corthier.

Les contraceptifs et l'avortement sans risque sont deux armes dans la lutte contre les grossesses non désirées, l'avortement à risque et la mortalité maternelle. Afin de limiter le nombre de grossesses non désirées ou imprévues et de prévenir les éventuelles interventions d'avortement ou les naissances non planifiées, la contraception doit être très accessible et faire l'objet de discussions. Chaque femme, fille, homme et garçon doit avoir accès aux bonnes informations et à toutes les méthodes, chacune des personnes étant libre de choisir ce qu'elle veut utiliser ou non. Mais même dans ce cas, il y aura toujours des grossesses non planifiées et il faudra dans ce cas recourir à des avortements sûrs.

En quoi cette crise est-elle oubliée ?

Une crise oubliée aux conséquences graves

Il existe cinq causes principales de mortalité maternelle dans le monde : les hémorragies sévères, les infections graves, les troubles graves de la pression sanguine, les obstructions pendant l'accouchement et les avortements dangereux. Pour les quatre premières causes de mortalité maternelle, les chiffres vont dans le bon sens dans le monde entier. Cependant, l'avortement à risque - la seule cause presque totalement évitable - reste largement ignoré.

Un avortement pratiqué dans de mauvaises conditions de sécurité peut entraîner de graves complications, telles qu'une perte de sang importante, une septicémie (infection générale grave), une perforation de la paroi utérine et des lésions d'autres organes internes. Toutes ces complications peuvent être fatales pour les femmes ou les jeunes filles si elles ne sont pas correctement prises en charge. Lors de leur admission à l'hôpital, les patientes ont généralement besoin de transfusions sanguines, d'une intervention chirurgicale importante ou d'une hystérectomie, c'est-à-dire l'ablation complète et irréversible de l'utérus.

Certaines femmes peuvent recourir à des méthodes relativement plus sûres, comme la prise de médicaments achetés au marché noir. Cependant, le risque de complications demeure lorsque les médicaments sont de mauvaise qualité, les dosages mauvais, les informations inexactes, ou lors d'une combinaison de certains ou de tous ces facteurs. Seul l'accès à un avortement sûr pour toutes, combiné à l'accès à une contraception fiable, peut réduire le nombre de décès et les souffrances de ces femmes.

Dit 20-jarig meisje werd in onze kliniek in Port-au-Price, Haïti, binnengebracht na een illegale ingreep door een zogeheten "charlatan". Haar baarmoeder was geperforeerd en ze leed aan hevig vochtverlies
 Cette jeune femme de 20 ans a été amenée dans notre clinique de Port-au-Price, en Haïti, après une opération illégale menée par un "charlatan". Son utérus était perforé et elle souffrait d'une grave perte de fluides. © Patrick Farrell

UNe multitude de raisons de choisir l'avortement 

Chaque histoire d'une femme ou d'une fille qui tombe enceinte sans le vouloir est différente. La femme est-elle mariée ou non ? A-t-elle déjà des enfants ? La jeune fille est-elle toujours scolarisée, a-t-elle un diplôme ? Vit-elle dans une zone rurale ou urbaine ? La grossesse est-elle désirée ou non ? Les femmes et les jeunes filles choisissent l'avortement pour de nombreuses raisons différentes, dont nous ne citons ici que quelques-unes :

  • La contraception n'a pas fonctionné
  • Manque d'accès à la contraception (trop chère, non autorisée par les parents, la personne ne sait pas où la trouver, clinique fermée en dehors des heures de cours...)
  • Une grossesse forcée
  • Une grossesse à la suite d'un viol
  • Problèmes financiers
  • Problèmes émotionnels
  • Manque de soutien de la part du partenaire ou de la famille
  • Veut d'abord terminer une étude
  • Une crise humanitaire ou une situation de danger de mort que la femme a dû fuir
  • Sa famille est déjà complète
  • La femme ou la fille en question ne connaît pas le père
  • La grossesse est simplement imprévue ou n'arrive pas au bon moment
  • La femme n'a aucun désir d'avoir des enfants
  • Peur de transmettre une maladie à l'enfant
  • Une combinaison de plusieurs de ces raisons ou d'autres raisons

Parler de l'avortement génère encore de lourdes discussions, et les femmes qui se font avorter sont stigmatisées par leur famille ou la société dans laquelle elles vivent. Il est donc difficile pour ces femmes de parler de leur situation. Cela signifie que les femmes  sont confrontées à des questions telles que : Vers qui puis-je me tourner ? Où puis-je obtenir de l'aide ? Quelles sont les options qui s'offrent à moi ? Combien cela me coûtera-t-il ? Est-ce que je vais souffrir ? Que va-t-il m'arriver ? Et si je ne pouvais plus jamais avoir d'enfants ? Quelles seront les conséquences pour moi et ma famille si les gens l'apprennent ?

La plupart des femmes ont déjà réfléchi et décidé avant de demander de l'aide. Et certaines femmes veulent plus d'informations avant de prendre une décision. Un personnel formé est là pour les écouter et leur apporter le soutien et les informations appropriés, mais aussi pour respecter leur décision et ne pas les juger. Une consultation pour un avortement sans risque donne à la femme un aperçu des différentes méthodes disponibles, lui permet de comprendre ce que la procédure implique concrètement et quand elle doit demander une aide médicale. Elle lui donne l'occasion de poser des questions et de planifier son avortement avec un professionnel expérimenté.

haïti avortement
Cette jeune femme haïtienne est tombée enceinte à l’âge de 16 ans. Elle a été violée par le mari d'une membre de sa famille à plusieurs reprises. Elle a avorté d'elle-même en prenant du misoprostol, qu'elle a acheté sans ordonnance. Quand elle est tombée enceinte pour la deuxième fois, elle a choisi de garder l'enfant comme un « appel à l'aide », pour que ceux qui l'entourent la croient et que l'homme qui l'a violée ne lui fasse plus de mal. © Patrick Farrell, octobre 2013.
Midwife Evangeline discusses family planning in a consultation with a patient at the Gbaya Ndombia maternity clinic in Bangui. Family planning is crucial for reducing maternal mortality in CAR, where backstreet abortions are common and often cause severe, and often fatal, complications.
Evangeline, sage-femme MSF, parle du planning familial avec une de ses patientes dans notre clinique de Bangui, en République centrafricaine. Le planning familial fait également partie de notre stratégie visant à réduire les avortements à risques. © Sandra Smiley

Dans certains pays, l’avortement est un crime

L'avortement est toujours criminalisé dans la plupart des pays. Pourtant, il est prouvé que les interdictions légales n’ont que très peu d’influence sur le nombre d'avortements. Au contraire, plus l'accès à l’avortement est restreint, plus il risque d’être dangereux.

Lorsque l'avortement est légal et que des services médicaux sont disponibles, le nombre de décès et d'invalidités est considérablement réduit. Face à cette évidence, certains pays ont fait progresser leurs lois. C’est le cas du Mozambique qui, depuis 2014, autorise l'avortement gratuit pour toutes les femmes durant le premier trimestre de grossesse, et jusqu'à 24 semaines dans des circonstances particulières. L’avortement est alors pratiqué par des professionnels qualifiés dans des structures agréées.

Cependant, ce type de changement de loi ne coïncide pas toujours avec les opinions des habitants du pays. Au Mozambique, une part importante de la population reste opposée à l'avortement. De plus, un tel changement de loi ne garantit pas toujours l'accès à un avortement médicalisé. De nombreux systèmes de santé y répondent de façon trop lente et inadaptée. Au Mozambique, les directives pour un avortement médicalisé n'ont été définies qu'en 2017. Les raisons possibles ? Des oppositions venant des institutions, une résistance des personnels de santé, le manque de connaissances des décideurs politiques, …

Les entraves à l’avortement peuvent aussi être d'ordre administratif. À Athènes, en Grèce, où MSF aide les migrantes, les demandeuses d'asile et les réfugiées à accéder à des interruptions de grossesse médicalisées dans le système de santé publique, les femmes doivent s'inscrire sur une liste d'attente de plus de quatre semaines, uniquement pour obtenir un premier rendez-vous, auquel succèdent d'autres rendez-vous avec des professionnels de santé. Certaines patientes rencontrent d'autres obstacles car elles n'ont pas leur carte de sécurité sociale ou ne sont pas assistées par un traducteur pendant la consultation. Dans le pays, la limite légale est fixée à douze semaines de grossesse, les femmes doivent donc entreprendre une véritable course contre la montre pour pouvoir mettre un terme à leur grossesse, en raison des nombreux obstacles sur leur parcours. Nos équipes en Grèce veulent surmonter ces obstacles et cherchent constamment des moyens de fournir ce service à temps et avec une qualité suffisante.

L’importance de la formation des professionnels

Le personnel accueillant et soignant les femmes et jeunes filles souhaitant avoir recours à un avortement, doit être qualifié, premièrement car celles-ci ont besoin que la personne en face d’elles respecte leur choix. Les services relatifs à l’avortement médicalisé ne sont pas nécessairement fournis par un médecin ; les sages-femmes et les infirmières peuvent pratiquer ces deux méthodes d'avortement à l'hôpital et dans les centres de santé, à condition qu'elles aient reçu la formation requise. Dans les régions où les services de santé sont insuffisants, les professionnels de la santé pratiquant l'avortement pourraient grandement bénéficier d'une aide supplémentaire − davantage de formation, de soutien institutionnel, de conseil et de supervision.

afrique du sud
Kgaladi Mphahlele est la responsable des activités d'interruption de grossesse et de planning familial de MSF à Rustenburg, en Afrique du Sud. © Gift Radebe/MSF, juillet 2020.

À Rustenburg, en Afrique du Sud, cela constitue une part importante du travail de Kgaladi Mphahlele, infirmier responsable des activités d'interruptions de grossesse et de planning familial de MSF. Le service de santé du district s'engage à fournir des services d'avortement médicalisé, mais le personnel peut avoir des questions sur les bonnes méthodes et le protocole à appliquer. Certains ont besoin de soutien moral pour faire face au jugement et aux stigmatisations de leurs collègues. D’autres, bien que conscients de l'importance de cette procédure médicale, doivent braver leurs a priori sur l'avortement. L’entraide entre collègues joue donc un rôle important.

Témoignage - une grossesse non désirée suite à un viol

Je m’appelle Marlène. J’ai travaillé en Haïti avec MSF auprès de patientes souhaitant avoir recours à un avortement sécurisé. La plupart du temps, ces patientes ressortent soulagées de leur consultation. Mais il arrive que la situation soit plus compliquée et qu'elle demande plus d'effort. Un jour, une jeune ado de 14 ans, qui en était à sa 13ème semaine de grossesse, est venue me consulter, accompagnée de sa maman. Voyant que cette patiente n’allait pas bien, sa maman m’a confié ceci : « Mon mari a violé ma fille à plusieurs reprises, chaque fois alors que je m’absentais pour aller faire des courses. Il l’enfermait, la violait, lui disait de ne rien dire à personne et la menaçait de la tuer si, un jour, elle venait à parler. Ma voisine a compris ce qui se passait et c’est elle qui m’a avertie de la situation ». Après avoir procédé à l’avortement, la jeune fille est restée trois jours à l’hôpital. Pendant ce séjour, sa maman a dû chercher un logement autre que la maison familiale, étant donné que le mari y vivait toujours, et par peur de représailles de sa part. Finalement, la jeune patiente et sa maman sont parties vivre chez une membre de leur famille.

Que fait MSF ? 

MSF veut répondre aux besoins des jeunes filles et des femmes en matière d'avortement sans risque. Cela fait partie des mesures que nous prenons dans le monde entier pour réduire la mortalité maternelle et prévenir les avortements à risque. MSF traite également les complications causées par un avortement dangereux dans le cadre de tous les soins obstétriques que l'organisation dispense.

MSF n'encouragera jamais l'interruption de grossesse en tant que telle, et encore moins ne forcera les femmes ou les jeunes filles à y recourir, mais offrira une option sûre pour mettre fin à la grossesse, avec un soutien suffisant si une femme ou une jeune fille choisit de le faire.

 

Louise is verpleegkundige in ons project voor seksuele en reproductieve gezondheid in Kigulube, D.R. Congo.
Louise est infirmière au sein de notre projet de santé sexuelle et reproductive à Kigulube, en République démocratique du Congo. © Davide Scalenghe.

Nos équipes dispensent des soins relatifs à l'avortement sécurisé dans plusieurs pays. Il peut s'agir de pays où l'avortement est autorisé, comme la Colombie, la Grèce, le Mozambique ou l'Afrique du Sud, mais aussi de pays où l'avortement est illégal, comme Haïti, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Malawi, le Liban ou l'Égypte. Dans chaque pays, notre personnel de santé travaille avec les communautés locales, les ministères de la santé et les organisations non gouvernementales de santé pour rendre l'accès aux contraceptifs, aux soins post-avortement et à l'avortement sans risque, accessible aux femmes et aux jeunes filles qui sont privées de soins ou qui se trouvent dans une crise humanitaire.

Nous préconisons l'inclusion de l'avortement sans risque dans la gamme des soins auxquels toutes les femmes ont accès. Toutefois, cela reste un défi. L'avortement est une question très sensible dans de nombreux pays. De nombreux facteurs doivent être pris en compte pour assurer la sécurité de nos patients et du personnel sur le terrain. Nous sommes pleinement conscients du risque que courent nos patients et notre personnel lorsqu'ils prennent de telles décisions. Les lois, les coutumes et les croyances doivent être prises en compte dans chaque projet et pour chaque patiente.

Découvrez en vidéo le récit de Patricia, une de nos patientes prises en charge à Rustenburg, au nord-ouest de l'Afrique du Sud.

Catrin Schulte-Hillen, spécialiste des questions de santé sexuelle et reproductive chez MSF, nous parle de l'expérience de MSF en matière d'avortement.

 

Compte bancaire

  • IBAN: BE73 0000 0000 6060
  • BIC BPOTBEB1

Médias sociaux