Venezuela

En 2018, l'aggravation de la crise politique et économique au Venezuela a entraîné une baisse sensible du niveau de vie et poussé des centaines de milliers de Vénézuéliens à se réfugier dans d'autres pays d'Amérique du Sud, en particulier en Colombie.

Médecins Sans Frontières a étendu ses activités à Caracas, la capitale, encore classée parmi les villes les plus violentes au monde . Nous avons collaboré avec des organisations locales et institutions publiques pour offrir des soins médicaux et en santé mentale aux victimes de violence urbaine et sexuelle dans les municipalités de Libertador et Sucre. Nous les référons au besoin vers d'autres structures pour des soins, conseils juridiques et aide sociale.

Suhail, psychologue MSF, travaille sur l'expression de soi et la gestion des émotions avec des enfants d'âge préscolaire. ©Marta Soszynska, novembre 2016
Suhail, psychologue MSF, travaille sur l'expression de soi et la gestion des émotions avec des enfants d'âge préscolaire. ©Marta Soszynska, novembre 2016

 MSF plaide pour que la violence sexuelle soit traitée comme une urgence médicale et de façon intégrée. À cette fin, nous avons formé le personnel d'hôpitaux et centres de santé à l'accueil et la prise en charge des victimes de violence sexuelle et mené des campagnes de sensibilisation dans plusieurs quartiers durant l'année. 

Nous avons offert des soins médicaux et psychologiques aux victimes des inondations à Caicara del Orinoco et Churuguara, et aidé les hôpitaux du pays à se préparer aux situations d'urgence : nous les avons aidés à équiper les salles des urgences, formé le personnel à gérer de grands nombres de victimes et offert des premiers secours psychologiques à des groupes de la protection civile et de sauveteurs volontaires. 

Notre projet d'aide médicale et psychologique pour les jeunes à Maracaibo a pris fin en mars, en raison des difficultés à renégocier l'accord avec l'État de Zulia. Mais nous soutenons toujours le programme national de lutte contre le paludisme dans la zone minière de Sifontes dont la prévalence de la maladie est la plus élevée du pays, et assuré diagnostic, traitement, promotion de la santé et contrôle vectoriel. 

En 2018, nous avons ouvert des activités de l'autre côté de la frontière, dans la ville brésilienne de Boa Vista, et fourni des soins en santé mentale, renforcé l'approvisionnement en eau et l'assainissement dans les abris et évalué comment améliorer l'accès général aux soins, car les structures de santé locales peinent à faire face au nombre de patients supplémentaires arrivant du Venezuela.