Afghanistan : « notre maternité à Khost peut maintenant admettre toutes les femmes enceintes de la région »

À Khost - une ville isolée dans les montagnes à l'extrême est de l’Afghanistan - nous gérons depuis des années une maternité – la plus grande parmi toutes celles que nous gérons dans le monde. Entre le 15 et le 22 août, nous y avons admis 402 femmes enceintes et mis au monde 338 nouveau-nés. Un de nos médecins parle des premiers semaines d'août à Khost. - Témoignage du 27 août 2021.

Een archiefbeeld uit 2019. Het diensthoofd van onze neonatale dienst onderzoekt een pasgeboren baby. Khost is onze grootste kraamkliniek ter wereld. Alleen al in de maand juli konden we 1.450 baby's veilig ter wereld brengen. We proberen nu om onze diensten uit te breiden om nog meer vrouwen te kunnen bijstaan.
Photo datant de 2019. Le chef de notre unité de néonatalogie examine un nouveau-né. Rien qu'au mois de juillet au sein de notre maternité, nous avons assisté 1450 naissances. Nous essayons maintenant d'étendre nos services pour y admettre encore plus de femmes. © Elise Moulin.

UN ACCÈS AUX SOINS DE SANTÉ TRÈS LIMITÉ

« Bien que la ville ne soit pas aussi impactée que d'autres endroits du pays, nous sommes en difficulté. Les marchés, les transports publics et la plupart des cliniques privées sont fermés. L'accès de la population aux soins de santé est désormais très limité ici. Un accouchement dans une clinique privée peut coûter 3 à 5 mille Afghani (35 à 60 euros). C’est très cher par rapport aux normes afghanes. Cela augmente encore la pression sur les familles.

Les gens sont déjà confrontés à tant d'incertitudes, en tant que femme enceinte, cela devient encore plus difficile. Comme nous offrons des soins de maternité gratuits, beaucoup de femmes viennent ici maintenant. 

Avant les combats, notre service de maternité se concentrait sur les grossesses et les accouchements présentant des risques de complications. Mais ces dernières semaines, nous avons dû élargir nos critères d’admission, afin de pouvoir aider davantage de femmes. Nous dispensons désormais des soins médicaux à toute femme enceinte. Nous le ferons tant qu'elles n’auront pas la possibilité d’aller ailleurs.

UNE PÉNURIE DE MÉDICAMENTS

Les organisations locales avec lesquelles nous travaillons nous disent combien il est difficile pour les communautés vivant dans des coins éloignés du pays d’avoir accès aux soins de santé. Le système de transports publics n'est pas entièrement fonctionnel. Nous sommes aussi particulièrement préoccupés par les interruptions dans les chaînes d'approvisionnement en médicaments vitaux.

Mais malgré ces défis, nous sommes déterminés : nous poursuivrons notre travail médical aussi longtemps que possible. Aider le plus grand nombre possible de mères et d'enfants, c'est ce que nous continuerons à faire. »