COVID-19 en Belgique - Nous renforçons nos activités dans les maisons de repos et nous mettons à disposition pour effectuer du dépistage

Alors que nos équipes mobiles poursuivent leurs activités de soutien et de sensibilisation du personnel des maisons de repos bruxelloises, nous allons débuter ces activités en Wallonie et en Flandre. Nous allons également commencer à dépister des cas dans notre centre de soins de Tour et Taxis.

« En Flandre, nous aurons deux équipes mobiles, nous commencerons par les provinces d’Anvers, du Limbourg et du Brabant flamand. Nous débuterons dès aujourd’hui à Grimbergen et Beringen », précise le docteur Bart Janssens, en charge de la réponse médicale de MSF en Belgique.

En Wallonie, en particulier dans la province de Hainaut, nous disposerons de deux équipes dans les maisons de repos pour y fournir un appui technique. De plus, nous formerons aussi des équipes de l’AVIQ (Agence pour une Vie de Qualité) afin de multiplier ainsi l’impact et pour pouvoir couvrir l'ensemble de la Région wallonne.

« Lors de nos visites en maisons de repos, nous constatons toujours un manque de matériel de protection de base, nous déplorons aussi le manque de dépistage pour tous les travailleurs de première ligne et pour les résidents potentiellement infectés dans les maisons de repos », précise Caroline De Cramer, référente médicale MSF. « Il est urgent de tester rapidement les résidents des maisons de repos, ce sont les plus vulnérables car ils sont doublement à risque, par leur âge et par leur condition de vie en collectivité ».

Des dépistages

Le dépistage du Covid-19 est indispensable pour gérer les risques d'infection et atténuer la transmission, surtout s'il est utilisé de manière ciblée, pour protéger en particulier les personnes les plus vulnérables. « Le dépistage à plus grand échelle qui commence maintenant dans les maisons de repos va nous permettre de mieux comprendre la situation, et il est clair que des tests de suivi dans les mêmes maisons de repos seront nécessaires », explique Dr. Bart Janssens. « Ce dépistage va permettre d’organiser des mesures spécifiques pour réduire la transmission dans ces centres, telle que la séparation des résidents positifs des négatifs, et d’assigner le personnel positif dans les unités avec résidents positifs.

Ces tests devraient être dirigés en priorité vers les agents de santé, mais bien sûr aussi toutes les personnes vulnérables, notamment les personnes âgées, les sans-papiers et les sans-abris, » continue-t-il.