Mali

En 2018, l'insécurité au nord et au centre du Mali a continué de perturber les soins de santé et autres services publics, surtout en zones rurales. 

Médecins Sans Frontières s’emploie à améliorer l'accès aux soins dans tout le pays, tant en zones rurales qu'urbaines.

Mahamadou Agaïri, 40 ans, porte son bébé de deux jours selon la méthode « kangourou ». Sa femme récupère de l’intervention obstétricale qu’elle a subie pendant son accouchement à l’hôpital d’Asongo soutenu par MSF. © Seydou Camara, décembre 2017
Mahamadou Agaïri, 40 ans, porte son bébé de deux jours selon la méthode « kangourou ».
Sa femme récupère de l’intervention obstétricale qu’elle a subie pendant son accouchement
à l’hôpital d’Asongo soutenu par MSF. © Seydou Camara, décembre 2017

flambées de violences à Mopti 

Au centre du Mali, la région de Mopti est devenue de plus en plus instable, avec de fréquentes flambées de violences intercommunautaires ou entre armée et groupes armés non étatiques. De nombreuses organisations humanitaires ont cessé de travailler dans cette région, ce qui réduit encore l'accès aux soins médicaux. 

Nos équipes travaillent dans les hôpitaux de Douentza et Ténenkou et acheminent des patients des environs, souvent affectés par des combats. En août, nous avons étendu nos activités à trois centres de santé de zones enclavées du district de Douentza. Entre juillet et décembre, pendant le pic du paludisme, nous avons déployé des « soignants communautaires »  en soutien à nos cliniques mobiles, dans les communautés difficiles à atteindre du district de Ténenkou.

panel de soins à Ansongo et kidal

À Ansongo, une ville de la région de Gao, nous soutenons les services des urgences, de chirurgie, de soins maternels et infantiles et de néonatalogie de l'hôpital local. Nous offrons des soins médicaux et psychologiques aux victimes de violence, y compris sexuelle, et référons les cas urgents à l'hôpital de Gao. Nous prenons en charge les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans dans un centre de santé de la ville. 

Notre programme de soins communautaires garantit l’accès aux soins aux populations nomades sur plusieurs sites des environs. Il s'emploie à prévenir, diagnostiquer et traiter les maladies les plus courantes affectant les femmes enceintes et les enfants, et contribue à référer des cas vers des centres de soins primaires.

soins à Ansongo
Koumba Soumaré, infirmière en obstétrique MSF à Ansongo, en pleine consultation avec un nouveau-né dans l'unité néonatale construite par MSF © Seydou Camara. Décembre 2017.

En avril, lorsque plus de 700 migrants subsahariens expulsés d'Algérie ont transité par la ville de Gao, nous avons distribué environ 500 kits d'hygiène et fourni un soutien psychologique à 260 personnes. 

Au nord de Gao, nous soutenons, depuis 2015, l'offre de soins médicaux et en santé mentale dans le district de Kidal via deux centres de santé en ville et quatre en périphérie. Nous participons à la surveillance épidémiologique et au transfert des patients vers l'hôpital de Kidal. Nous gérons aussi un programme similaire à celui d'Ansongo pour traiter des maladies courantes chez les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans dans 30 camps de nomades.

En 2018, nous avons vacciné plus de 10 000 enfants de moins de cinq ans dans toute la région, dans le cadre d'une campagne de vaccination multi-antigènes menée en partenariat avec le ministère de la Santé et les autorités locales. 

pédiatrie et nutrition à Koutiala

Au sud, nous soutenons les services de pédiatrie et de nutrition de l'hôpital de Koutiala, où nous avons terminé la construction d'une nouvelle unité de pédiatrie de 185 lits en 2018. De plus, des équipes mènent une série d’actions de prévention et de soins dans des centres de santé et des communautés, notamment pendant les pics saisonniers du paludisme et de la malnutrition. En juin, nous aidions 37 centres de santé de district sur 42, en engageant des soignants communautaires supplémentaires pendant ce pic. Nos équipes à Koutiala ont reçu plus de 160 000 consultations ambulatoires durant l'année. 

Bamako

Depuis octobre, nous travaillons avec le ministère de la Santé pour le diagnostic et le traitement des cancers du col de l'utérus et du sein. Nous soutenons l'unité d'hémato-oncologie de l'hôpital universitaire du Point G, y compris la fourniture de soins palliatifs en hospitalisation et à domicile.