Arménie

Médecins Sans Frontières soutient l'Arménie dans la lutte contre les formes résistantes de tuberculose depuis 2005. En 2018, nous avons débuté le transfert de nos activités aux autorités nationales de santé.

Ces 14 dernières années, nous avons progressivement étendu notre programme pour que le traitement le plus récent contre la TB résistante (TB-R) soit disponible dans tout le pays. Depuis 2015, nous participons au projet endTB, une initiative internationale visant à trouver des traitements plus courts, moins toxiques et plus efficaces contre la TB-R. En Arménie, les inscriptions à l'étude observationnelle ont été clôturées en juin 2017, avec un total de 106 participants. Le suivi s'est poursuivi tout au long de 2018 et devrait prendre fin en mars 2019. 

Armen, 34 ans, est atteint de tuberculose ultrarésistante. On lui a diagnostiqué la tuberculose pour la 1ère fois en 1998, alors qu'il était à l'armée. Depuis octobre 2013, il suit un nouveau traitement, la bédaquiline, au dispensaire républicain pour la tuberculose à Abovyan, dans la banlieue d’Erevan. © Andrea Bussotti, février 2014
Armen, 34 ans, est atteint de tuberculose ultrarésistante. On lui a diagnostiqué la tuberculose pour la 1ère fois en 1998, alors qu'il était à l'armée. Depuis octobre 2013, il suit un nouveau traitement, la bédaquiline, au dispensaire républicain pour la tuberculose à Abovyan, dans la banlieue d’Erevan. © Andrea Bussotti, février 2014

Depuis 2016, nous traitons aussi contre l'hépatite C les patients atteints de TB-R et d’hépatite C chronique active. En effet, 20% des patients TB-R sont co-infectés à l'hépatite C, qui peut affecter la fonction hépatique et aggraver les effets secondaires des traitements contre la TB-R. En 2018, nous avons lancé une étude épidémiologique pour documenter la sécurité et l'efficacité d'une combinaison des traitements les plus récents contre la TB-R avec des antiviraux à action directe contre l'hépatite C. 

En avril, nous avons envoyé une équipe pratiquer de la chirurgie thoracique sur six patients tuberculeux. En Arménie, un tel traitement n'est normalement pas disponible.

À l’issue du projet endTB et de notre étude épidémiologique en mars 2019, nous transférerons le reste de nos activités aux autorités nationales de santé. En préparation de ce transfert, nos équipes offrent, depuis 2018, des formations théoriques et en cours d'emploi à des médecins et infirmiers des unités de traitement de la TB dans le pays. Fin 2018, la prise en charge des cas était déjà transférée dans de nombreuses zones.