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Vaccination contre le choléra pour 115 000 Burundais et Congolais qui ont fui en Tanzanie

Dans les camps de réfugiés en Tanzanie, environ 115 000 réfugiés provenant du Burundi et de la République Démocratique du Congo seront vaccinés contre le choléra. Une épidémie a en effet éclaté à la mi-mai dans ces camps où se sont réfugiées des milliers de personnes fuyant les violences au Burundi. D’après les chiffres officiels, plus de 3000 personnes ont déjà contracté la maladie et 34 en sont décédées.

Environ 115 000 personnes seront vaccinées contre le choléra dans les camps de réfugiés en Tanzanie. © Erwan Rogard/MSF
Environ 115 000 personnes seront vaccinées contre le choléra dans les camps de réfugiés en Tanzanie. © Erwan Rogard/MSF

Dans le camp de de Nyarugusu, la campagne de vaccination de masse a débuté le 20 juin et se poursuit tout au long de la semaine. Environ 55 000 personnes, incluant les enfants âgés d’un an ou plus ont déjà reçu le vaccin oral, fourni par MSF. La campagne de vaccination est menée en collaboration avec le Ministre tanzanien de la Santé et l’UNHCR.

La situation sanitaire s'aggrave

Après l’afflux de réfugiés fuyant le Burundi en mai, la situation concernant l’eau potable s’est dégradée considérablement dans le camp. Les réfugiés ont en moyenne accès à 11 litres d’eau par personne, une situation qui dépasse largement les seuils d’urgence. « Les conditions de vie dans le camp sont extrêmement précaires, explique la coordinatrice d’urgence de MSF Rachel Marsden. Le nombre de personnes affectées par le choléra est en train de diminuer mais le risque d’une résurgence de l’épidémie est grand ».

Médecins Sans Frontières a utilisé pour la première fois le vaccin oral contre le choléra en 2012 en Guinée. Son efficacité a été démontrée par des études publiées par The New England Journal of Medicine. « Le vaccin est un succès mais c’est seulement une partie de l’assistance nécessaire, insiste Rachel Marsden. L’hygiène et l’assainissement de l’eau doivent être améliorés de toute urgence et un travail de sensibilisation aux règles d’hygiène doit être réalisé ».

Vingt équipes de dix personnes ont été constituées pour cette vaccination, pour laquelle une seconde dose sera également délivrée dans deux semaines. Les équipes de MSF évaluent aussi la situation nutritionnelle des enfants en-dessous de cinq ans. MSF a par ailleurs installé en place un centre de traitement du choléra de 50 lits à l’intérieur du camp, et un second site est prêt si besoin dans le district tout proche de Kigoma.