Savez-vous comment MSF vient en aide à la population lors de catastrophes naturelles?

Le 16 avril, la terre a tremblé en Équateur (7,8 sur l’échelle de Richter) laissant derrière elle une population inquiète et terrorisée. En 3 questions nous vous expliquons dans quelle mesure MSF réagit face à ce genre de séisme.

Une installation MSF en Équateur après le tremblement de terre du 16 avril 2016
Une installation MSF en Équateur après le tremblement de terre du 16 avril 2016 © MSF

 

Lorsqu’un tremblement de terre se produit, comment MSF décide-t-elle d’intervenir ?

En tout premier lieu, nous recevons une alerte par téléphone ou via SMS qui nous permet d’obtenir et de récolter des informations sur l’ampleur de l’évènement. Ces informations nous donnent déjà un bon aperçu de la taille du tremblement de terre.

Selon l’intensité sur l’échelle de Richter, nous déterminons les probables dégâts et les risques pour la population. Tout cela nous donne une idée par rapport à notre potentielle intervention. Faut-il intervenir médicalement, logistiquement, psychologiquement ou dans un volet post-urgence (par exemple pour reconstruire les maisons) ?

Pourquoi avons-nous procédé différemment entre Haïti en 2010 et l’Équateur en 2016 ?

Dans le cas d’une énorme catastrophe telle que celle d’Haïti en 2010, l’État ne disposait pas d’un système de santé et d’intervention d’urgence robuste. Nous avions une mission présente en Haïti, ce qui nous avait permis d’obtenir des informations rapidement. C’est la raison pour laquelle nous avions décidé dans les secondes qui ont suivi le tremblement de terre  de former une équipe pour s’occuper de cette urgence qui demandait des ressources énormes. Grâce à notre centrale d’approvisionnement basée à Bruxelles, nous avions rapidement mobilisé toutes nos ressources pour mettre en place une réponse beaucoup plus grande.

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Dans le cas de l’Équateur, nous avons identifié la réponse d’urgence locale comme étant correcte. Cependant, nous avons décidé d’intervenir d’un point de vue psychologique. Les besoins en soutien moral et psychologique ne sont couverts presque nulle part dans les zones touchées et les répliques du tremblement de terre ont continué après le séisme, ce qui a augmenté les symptômes de la population : ils ont peur, sont inquiets et nerveux. C’est pourquoi nous avons bien évidemment envoyé nos équipes de psychologues sur place pour aider une population en détresse qui a parfois tout perdu.

Équateur après le tremblement de terre du 16 avril 2016
La région de Camanga  après le tremblement de terre du 16 avril 2016  © MSF

 

Dans le cas de l’Équateur, une fois que MSF a décidé d’intervenir, comment cela se passe-t-il concrètement ?

Dans le cas de l’Équateur, nous avons mobilisé des personnes hispanophones et présentes au Venezuela, au Mexique ainsi qu’au Brésil. Tout dépend d’où nous nous trouvons par rapport au séisme. Ici, nous avons choisi d’agir avec des collaborateurs présents dans les régions aux alentours. De plus, les  autorités équatoriennes ont géré elles-mêmes le sauvetage de vies.