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RCA - Regain de violences à Bangui et accès aux soins entravé

La situation est très tendue à Bangui depuis qu’une vague de violences a éclaté le 7 octobre dernier.  Des hommes et des jeunes sont positionnés sur des carrefours stratégiques et ont érigé des barrages dans la capitale de la République centrafricaine. Il est ainsi devenu extrêmement difficile pour les équipes de MSF comme des autres acteurs de secours de circuler et d’aller chercher des blessés.

Bangui, Hôpital Général. Août 2014. © Aurélie Baumel/MSF
Bangui, Hôpital Général. Août 2014. © Aurélie Baumel/MSF

Le 7 octobre, une attaque isolée à la grenade a déclenché des affrontements à Bangui.  Dans la soirée, l’équipe MSF a reçu 13 blessés à l’hôpital Général et l’un d’entre eux est décédé de ses blessures. Dans le même temps, la tension est brutalement montée sur le plan politique, un responsable des groupes anti-balaka exigeant la démission de la présidente centrafricaine.

L’insécurité nous empêche maintenant de nous déplacer en ville

Depuis, des tirs à l’arme lourde et à l’arme légère retentissent surtout la nuit. L’accès aux soins est pratiquement impossible. Les habitants restent terrés chez eux dans la plupart des quartiers. De très rares ambulances ont pu circuler aujourd’hui. Ces trois derniers jours, les équipes médicales MSF ont reçu 56 blessés dans les trois hôpitaux MSF de Bangui.  

« Nous avons pu chercher un blessé dans le quartier de PK5, le 8 octobre. Mais l’insécurité nous empêche maintenant de nous déplacer en ville, explique Claude Cafardy, chef de mission adjoint MSF à Bangui ». Il est à craindre que des personnes blessées ne puissent venir se faire soigner à l’hôpital faute de trouver un moyen de transport ou de peur de se faire attaquer en chemin.

Des combats se déroulant tout près des bases MSF, les équipes se retrouvent bloquées et ne peuvent aller travailler dans le centre de santé Mamadou M’baiki. De même, le personnel MSF centrafricain ne peut se déplacer qu’avec de grandes difficultés pour se rendre dans les hôpitaux.  

« Aujourd’hui, il règne un calme de plomb à Bangui, constate Claude. Et l’accès aux soins reste presque complètement bloqué. »