Nigeria: malnutrition sévère chez les enfants déplacés

Actuellement à pied d’œuvre pour renforcer les soins médicaux et nutritionnels, MSF met tout en place pour réduire rapidement la mortalité et la malnutrition parmi la population. Autre axe d’intervention urgente, l’amélioration de l’accès à l’eau et des conditions d’hygiène dans les camps de déplacés.

Les cas les plus graves sont transférés à Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno. Mais les hôpitaux sont saturés et refusent des patients. Accroître les capacités d’hospitalisation est aussi une autre priorité pour MSF. Kerstin Hanson, un médecin MSF, témoigne : « Aussi souvent que possible, nous allons de camp en camp pour repérer les enfants qui ont besoin de soins et nous référons ceux dont l’état doit être stabilisé en urgence. Actuellement nous avons 120 lits d’hospitalisation que nous prévoyons de doubler parce que nous sommes en permanence débordés. Les patients se succèdent rapidement. Hier, 14 personnes sont sorties de l’hôpital mais 12 autres ont été admises suite à une arrivée de plusieurs enfants malades venant de Bama. On s’organise, on monte de nouvelles tentes et on s’attend à ce que l’activité continue de s’intensifier au fur et à mesure qu’on accède à de nouveaux camps. D’autant plus que la saison des pluies vient de commencer, ce qui va faire monter en flèche les cas de malaria. Couplée à la malnutrition, la maladie risque de faire des ravages auprès des plus jeunes enfants. Il faut agir très vite ! »

Les équipes MSF du Centre Opérationnel de Barcelone sont, quant à elles, présentes dans l’Etat de Yobe, jouxtant l’Etat de Borno, où les déplacés sont aussi très nombreux. Elles ont notamment remis en état le centre de santé du camp de Kukerita où des centaines de consultations et des soins prénatals sont assurés chaque mois. En une année, les logisticiens MSF ont également fourni près de six millions de litres d'eau potable aux habitants du camp. 

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