Journée mondiale des migrants: leur réalité

Ils sont des millions à avoir perdu leur chez-eux, à chercher un nouveau foyer. Migrants, immigrés, réfugiés  ; ceux et celles qui fuient, qui partent, qui gardent l’espoir et qui l’ont perdu ; celles et ceux qui sont perdus, qui sont coincés,  détenus et qui errent entre deux ; celles et ceux qui sont partis, qui sont arrivés, qui sont oubliés ou exploités ; celles et ceux qui sont aidés ou qui ne le sont pas.

Aujourd’hui, le 18 décembre, est la journée internationale des migrants. Une journée où il n’y a que peu à célébrer face à des frontières qui se ferment et un rejet qui s’affirme, si ce n’est la résilience des personnes que l’on a croisées sur leur chemin.

Ce sont des individus en Amérique, en Europe, en Afrique ou en Asie, avec chacun(e) son rêve ou son cauchemar unique et particulier. En voici six parmi un océan d’histoires. 

Mexique: des politiques migratoires qui tuent

Un homme et son enfant cherchent à sauter dans un train en direction de la frontière américaine. Comme eux, un demi-million de personnes, majoritairement du Honduras, Guatemala et El Salvador traversent le Mexique chaque année malgré les risques posés par les groupes criminels qu’ils rencontrent sur le chemin.
Un homme et son enfant cherchent à sauter dans un train en direction de la frontière américaine. Comme eux, un demi-million de personnes, majoritairement du Honduras, Guatemala et El Salvador traversent le Mexique chaque année malgré les risques posés par les groupes criminels qu’ils rencontrent sur le chemin ©  Christina Simons. Décembre 2018.

Vivre dans la peur en tant que Rohingya

Femme rohingya
Sawkina, 27 ans, fait partie des près de 100 000 Rohingyas qui ont cherché refuge en Malaisie. Bien qu’elle y soit née et y ait vécu toute sa vie, elle n’a pas la nationalité malaisienne. En tant que femme divorcée dans cette société conservatrice, elle ne peut compter que sur ses maigres ressources et celles de ses parents, eux-mêmes réfugiés, pour elle et sa fille de 13 ans ©  Arnaud Finistre. Avril 2019.

des conditions insalubres en Italie

Des centaines de migrants et de réfugiés vivent dans des conditions difficiles dans les quatre bâtiments de l’ancien Village Olympique de Turin. Ils viennent dans leur majorité du Mali, Nigéria, Ghana et Somalie.
Des centaines de migrants et de réfugiés vivent dans des conditions difficiles dans les quatre bâtiments de l’ancien Village Olympique de Turin, en Italoe. Ils viennent dans leur majorité du Mali, Nigeria, Ghana et Somalie ©  Giuseppe La Rosa. Mars 2019.

L'enfer libyen

Hommes enfermés en Libye
Entre 5000 et 6000 migrants et réfugiés sont détenus dans des camps de détention de Libye dans des conditions de détention très difficiles, alors que de larges pans du pays sont déchirés par un conflit meurtrier ©  Jérôme Tubiana. Juin 2019.

La plus petite survivante 

Bébé sauvé à bord de l'Ocean Viking
Cette petite fille n’avait que quatre jours lorsqu’elle a été trouvée avec sa mère et son frère sur un esquif de bois en pleine mer Méditerranée. Elle et sa famille faisaient partie des 182 personnes sauvées par le bateau Ocean Viking en deux jours durant le mois de Septembre ©  Hannah Wallace Bowman. Septembre 2019.

Le repos avant la suite du voyage

Deux jeunes sur un banc
Depuis le durcissement de la politique migratoire en Italie, le nombre de personnes migrantes choisissant de passer par l’Espagne pour rejoindre l’Europe a augmenté. Bayonne, ville dans le Sud-Ouest de la France, non loin de la frontière franco-espagnole, est devenue la première grande étape française pour cette population. Plusieurs associations, soutenues par la municipalité, gèrent aujourd’hui un centre de transit qui permet à ces migrants de faire une halte et de se reposer avant de continuer, pour la majorité d’entre eux, leur parcours migratoire ©  Mohammad Ghannam/MSF. Décembre 2018

 

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