Inondations au Soudan du Sud : 835 000 personnes sans eau ni nourriture

Cela fait maintenant huit mois que le Soudan du Sud est touché par des inondations – les pires depuis des décennies. Le niveau de l’eau commence enfin à baisser, mais les personnes qui ont été affectées par la montée des eaux vivent toujours dans des conditions extrêmement précaires.  

835 000 personnes sans eau ni nourriture

Selon les estimations, 835 000 personnes sont touchées de plein fouet par ces inondations. La plupart des habitants ont quitté leur maison et vivent à présent dans des camps de fortune disséminés un peu partout dans la région. Ces personnes vivent dans le dénuement le plus total. La situation alimentaire y est catastrophique et l’absence d’eau salubre et potable reste très problématique. 

Nieuwe mensen komen nog elke dag toe in het ontheemdenkamp van Bentiu. Deze mensen leefden al drie maanden op een verhoogd stukje gras, tot het water genoeg gezakt was om naar Bentiu te kunnen trekken.
Le camp de Bentiu ne désemplit pas, que du contraire, avec chaque jour l’arrivée de nouveaux déplacés. Tous ces gens ont passé des semaines entières réfugiés sur des talus d’herbes, attendant que l’eau ait suffisamment redescendu pour pouvoir rejoindre Bentiu. © Sean Sutton 

Malnutrition infantile et animaux morts dans les camps

« Les camps sont pleins d’enfants souffrant de malnutrition, de gens qui boivent de l’eau de pluie contaminée, de bêtes affaissées les unes sur les autres. Il y a des carcasses d’animaux morts un peu partout. », explique le Dr Reza Eshaghian, responsable de l’équipe médicale.  

Énormes pénuries alimentaires au Soudan du Sud

Les déplacés ont le plus grand mal à se procurer de quoi manger. 

  • Environ 65 000 hectares de terres cultivées ont été détruites  
  • Le bétail a été décimé, les pertes dépassant les 800 000 bêtes  
  • Les prix des aliments sont en hausse  

Nous intensifions notre aide à Bentiu et dans d’autres régions touchées par les inondations 

Pour lutter contre la malnutrition et limiter la propagation des maladies, nous avons encore renforcé notre assistance. 

  • Le nombre d’admissions dans nos centres nutritionnels a augmenté de 80 %.
  • Nous avons donc ouvert un troisième centre nutritionnel, dans l’hôpital aménagé dans le camp de déplacés de Bentiu. 
  • Nos cliniques mobiles sillonnent les régions de Mayom, Bentiu et Rubkona. Nos équipes y prennent en charge les cas de paludisme, de sous-alimentation et de diarrhée aiguë. 
De noden van de mensen zijn enorm. Deze patiënten staan in de rij om geholpen te worden door onze teams in één van de mobiele klinieken in Rubkona
Les besoins de ces populations déplacées sont considérables. Ces patients qui font la file attendent d’être pris en charge par nos équipes dans l’une des cliniques mobiles de Rubkona. © Sean Sutton 

    Uniquement des eaux usées pour cuisiner, se laver et boire  

    Beaucoup de gens n’ont d’autre choix que d’utiliser les eaux stagnantes laissées par les inondations pour cuisiner, se laver et boire. « Pendant tout un temps, le traitement des déchets n’a pas pu être assuré en raison des inondations. Les latrines ont débordé dans des égouts à ciel ouvert. On voyait souvent des enfants y jouer », explique Cawo Yassin Ali, responsable eau et assainissement. « Pour prévenir le risque d’épidémies, nous avons installé une unité de traitement des eaux usées. Nous pouvons ainsi collecter et traiter les eaux contaminées par les matières fécales. »    

    Intensifier l’aide de toute urgente

    Au sein de ces populations déplacées, les besoins sont considérables. Il leur faut de toute urgence : 

    • un logement
    • de l’eau potable
    • des soins de santé de qualité
    • la sécurité alimentaire

    Nos équipes font ce qu’elles peuvent, mais face à l’ampleur des besoins, il faut absolument renforcer l’assistance. Les travailleurs humanitaires, les bailleurs de fonds et le gouvernement du Soudan du Sud doivent passer immédiatement à l’action, car demain, il sera trop tard.