MSF a constamment appelé à un cessez-le-feu à Gaza: les civils ont été victimes de violences à grande échelle, l’accès aux soins a été gravement perturbé et d’autres mesures, telles que les corridors humanitaires, se sont révélées insuffisantes. MSF n’appelle pas à un cessez-le-feu à la légère ni fréquemment, mais à Gaza, l’ampleur des souffrances et l’effondrement des services essentiels ont rendu cet appel nécessaire.
Si nous avons accueilli favorablement le cessez-le-feu annoncé en octobre 2025, qui pouvait offrir un moment de répit, la réalité sur le terrain a montré qu’il n’a pas été véritablement ni effectivement mis en œuvre. Au contraire, les frappes aériennes et les attaques de drones israéliennes se poursuivent, les violences persistent, les restrictions imposées à l’aide humanitaire restent en place et les conditions de vie des civils continuent de se détériorer chaque jour.
La position de MSF est claire : un cessez-le-feu reste essentiel, mais il doit être pleinement respecté, s’inscrire dans la durée et se traduire par une réelle protection des civils. Un cessez-le-feu qui n’existe que sur le papier, alors que des personnes continuent d’être tuées, déplacées et privées de biens et services essentiels, ne peut être considéré comme suffisant.
MSF souligne qu’un cessez-le-feu ne suffit pas à lui seul. L’accès humanitaire doit être garanti sans entrave, les biens de première nécessité doivent pouvoir entrer dans Gaza, les patients nécessitant des soins spécialisés doivent pouvoir être évacués et les conditions doivent permettre à la population de vivre dans la dignité. Sans ces mesures, des décès évitables continuent de se produire, même en l’absence de bombardements à grande échelle. C’est pourquoi MSF alerte de plus en plus sur le fait que ce qui est présenté comme un cessez-le-feu n’est, pour de nombreuses personnes à Gaza, qu’une illusion.