Panama et Costa Rica
En 2024, au Panama et au Costa Rica, Médecins Sans Frontières (MSF) a fourni une assistance médicale aux personnes migrantes, notamment aux survivantes de violence sexuelle.
Selon les autorités migratoires panaméennes, plus de 302 000 personnes ont franchi la jungle du Darién, une zone montagneuse isolée entre la Colombie et le Panama, les exposant aux attaques de groupes criminels durant leur périple vers les États-Unis. Ce chiffre est en baisse de 42 % par rapport à 2023, mais reste le deuxième plus élevé depuis le début de la crise migratoire.
Les deux tiers des personnes migrantes étaient vénézuéliennes, suivies de dizaines d’autres nationalités, dont la Colombie, l’Équateur, et un nombre croissant de personnes venant d’autres continents.
Les activités médicales d’MSF dans le Darién
Les équipes d’MSF, basées au poste migratoire de Lajas Blancas et dans la communauté indigène de Bajo Chiquito, ont assuré :
- des consultations médicales de base,
- le traitement des diarrhées, éruptions cutanées et maladies respiratoires,
- un soutien en santé mentale,
- la prise en charge de la violence sexuelle.
Suspension forcée des activités
En mars 2024, les autorités panaméennes ont contraint MSF à suspendre ses activités dans le Darién, faute d’accord de collaboration alors que la renégociation était en cours depuis octobre 2023.
Importance d’une intervention rapide en cas de violence sexuelle
En cas de violence sexuelle, intervenir dans les 72 heures est crucial pour prévenir les grossesses non désirées et l’infection par le VIH.
C’est pourquoi MSF a lancé en avril des activités au Costa Rica, en partenariat avec Cadena, un acteur local.
Reprise partielle des opérations
En septembre, après sept mois de négociations, les autorités panaméennes ont autorisé MSF à reprendre temporairement ses activités dans le Darién, relancées en octobre.
La réponse au Costa Rica, elle, a été clôturée en fin d’année.
Facteurs influençant la baisse des passages fin 2024
Bien que le nombre de traversées ait fortement diminué fin 2024, divers facteurs politiques et sécuritaires pourraient avoir contribué à cette évolution :