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Soudan du Sud: reprise des activités à Melut

 MSF reprend ses activités à Melut, dans l’Etat du Haut-Nil au Soudan du Sud. A la mi-mai, MSF avait été contrainte d’évacuer son personnel en raison de combats intenses dans la région. L’arrêt des activités avait signifié l’absence de soins médicaux pour les  habitants de Melut et 20 000 personnes dans le camp de déplacés de Denthoma 1.

 

© Paul Jawor/MSF
© Paul Jawor/MSF

A Denthoma 1, les équipes médicales de MSF ont constaté à leur retour que l’hôpital, les bureaux et les pharmacies avaient été pillées et endommagées. Le stockage de l’eau a également été détruit. “Il y avait des impacts de balle dans le réservoir”, explique le conseiller en eau et assainissement Paul Jawor. “Les gens dans le camp ont bu de l’eau de la rivière pendant trois jours, malgré le risque important de maladies comme la diarrhée et le choléra ». En plus de la reprise des soins médicaux, MSF a donc immédiatement commencé la distribution de comprimés de purification de l’eau, et entamé la restauration du système de traitement de l’eau.

Les combats en cours dans l’Etat du Haut-Nil empêchent la population de recevoir l’assistance humanitaire dont elle a besoin. Ainsi, les personnes à et autour de Wau Shilluk et Noon sont privées d’accès aux soins. Les personnes atteintes du VIH, de la tuberculose et du kala-azar ont dû interrompre leur traitement et courent leur risque de développer une résistance aux traitements. Par ailleurs, autour de Malakal, où vivent 30 000 réfugiés sur le terrain des Nations Unies, la violence est toujours présente. Malgré les bombardements et les violences sur le site, les équipes médicales de MSF continuent à fournir des soins de santé.

Les contraintes sécuritaires augmentent considérablement la difficulté à délivrer de l’assistance humanitaire : les avions ne peuvent atterrir dans les zones de conflit, ce qui complique l’approvisionnement en médicaments. La saison des pluies qui approche va rendre les routes dans la région impraticables. Apporter de l’aide aux populations les plus vulnérables va donc encore se compliquer: “il est crucial que les gens aient accès à des soins médicaux d’urgence de qualité,  dit le coordinateur pays Miroslav Ilic. Toutes les parties au conflit doivent permettre l’accès à l’aide humanitaire et aux soins médicaux pour la population”.