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Médias sociaux

Foire aux questions à propos de nos opérations de sauvetage en mer

Nous avons reçu de nombreuses questions ces derniers jours à propos de nos opérations de sauvetage en mer, principalement sur les réseaux sociaux. Comme il est impossible de répondre à toutes les questions posées et que nous recevions souvent les mêmes questions, nous avons regroupé ici les plus importantes et nous y apportons une réponse.

Est-ce que MSF a menti sur l'âge des réfugiés sauvés en mer? 

Non, nous ne mentons pas. Nous conseillons aux réfugiés de ne pas mentir sur leur âge.

Nous demandons aux réfugiés d'où ils viennent et quel âge ils ont pour nos propres registres. Nous savons que certains réfugiés ne disent pas toujours la vérité, mais nous ne pouvons pas le vérifier. Nous laissons cela aux autorités. 

Est-ce que les opérations de sauvetage en mer attirent davantage de réfugiés ?

Il n’y a aucune preuve à cette affirmation.

Des chercheurs d’Oxford ont comparé des périodes de sauvetages intensifs avec des périodes avec moins de sauvetages. Aucune corrélation n’a pu être établie entre le nombre de réfugiés qui osent entreprendre la traversée et l’intensité des opérations de sauvetage. En d’autres termes, on ne peut dire que les opérations de sauvetage en mer attirent davantage de réfugiés.

Nous pouvons cependant affirmer qu’en période de sauvetage moins intensif, davantage de personnes décèdent.

Est-ce que les opérations de sauvetage aident de façon indirecte les passeurs ?

Il est impossible d'exclure le fait que des passeurs profitent des opérations du sauvetage. Cependant, la raison pour laquelle les passeurs sont actifs se trouve ailleurs.

De nombreuses personnes sont désespérées et veulent fuir à tout prix. Parce que l'UE a fermé presque toutes les possibilités,  beaucoup envisagent une option supplémentaire: payer des passeurs pour entamer une traversée illégale. Si des voies de passage légales et sécurisées étaient mises en place pour les réfugiés, ceux-ci ne devraient pas compter sur l’aide des passeurs.

C’est pourquoi Médecins Sans Frontières plaide depuis longtemps pour une solution légale et sûre pour les réfugiés. Tant que cela n’existera pas, les passeurs trouveront des clients.

Pourquoi est-ce que Médecins Sans Frontières conduit tous les réfugiés sauvés en Italie ?

Toutes nos opérations de sauvetage ont lieu en collaboration avec le Centre de Coordination de Sauvetage Maritime (CCSM) à Rome. Ils sont chargés de coordonner l’ensemble des opérations de sauvetage sur le morceau de Méditerranée entre l’Italie et la Lybie. C’est le CCSM  qui détermine l'endroit où nos navires peuvent débarquer les réfugiés secourus. Jusqu'à présent, cela a toujours été dans des ports italiens.

Nous ne pouvons pas décider de manière indépendante d’amener les réfugiés ailleurs, comme en Tunisie ou à Malte. La conclusion d’ accords entre l’Italie et d’autres pays quant à l’accueil de réfugiés ne nous appartient également pas. Seuls les paysen ont la possibilité.

Que se passe-t-il avec les réfugiés après leur sauvetage ?

Tout le monde est amené à bord de nos navires, personne n’est laissé derrière sur les canoës de réfugiés. Nous marquons ensuite les petits bateaux vides avant que nous prenions le large. Nous détruisons les bateaux vides non étiquetés ; qui deviennent des bateaux militaires par la suite.

Pourquoi est-ce que la justice italienne enquête sur Médecins Sans Frontières pour suspicion de trafic d’êtres humains ?

La justice italienne n’enquête ni sur Médecins Sans Frontières ni pour suspicion de trafic d’êtres humains.

La justice italienne va bel et bien enquêter sur un certain nombre d'ONG qui effectuent des opérations de sauvetage en mer Méditerranée car elle se demande comment celles-ci financent leur travail. Le procureur a déjà dit que cela ne concernait pas les grandes et célèbres ONG, telles que Médecins Sans Frontières.

Pourquoi est-ce que Frontex accuse Médecins Sans Frontières de trafic d’êtres humains ?

Frontex n’accuse pas Médecins Sans Frontières de trafic d’êtres humains.

Frontex a bien émis des réserves quant à la manière dont certaines ONG effectuent leurs opérations de sauvetage. Ils font référence aux organisations qui viennent dans les eaux territoriales libyennes (à 12 miles nautiques au large de la côte libyenne) et qui ne coordonnent pas leurs actions avec le Centre de Coordination de Sauvetage Martitime à Rome.

Médecins Sans Frontières travaille à 20 miles de la côte libyenne et ne s’approche que si cela est explicitement demandé par le Centre de Coordination de Sauvetage Maritime ou si nous voyons un bateau en difficulté. Toutes nos opérations de sauvetage se déroulent en coordination avec le Centre de Coordination de Sauvetage Maritime.