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Crise des réfugiés

Dossier

Crise des réfugiés

Chaque année, la violence et le désespoir poussent des milliers de personnes à risquer leur vie dans un voyage dangereux à travers la mer Méditerranée. Nous leur apportons notre aide en mer, ainsi qu’en Grèce, en Italie et en Serbie.

Mis à jour le ven, 04/15/2016 - 14:18
A bord du Bourbon Argos © Julie Remy/MSF
Les projets migration de MSF dans l'UE

Le monde est confronté à la plus grande crise des réfugiés depuis la Seconde Guerre Mondiale. Si 86% de tous les réfugiés sont accueillis dans les pays en développement, une petite partie d’entre eux tentent toutefois d’atteindre l’Europe. Parmi eux, 70% ont cette année traversé la Méditerranée, fuyant la guerre et la persécution dans leur pays d’origine, en Syrie ou en Erythrée par exemple, où les gens sont opprimés par le régime. Il s’agit donc pour eux d’une question de vie ou de mort. Parmi les personnes qui arrivent en Grèce, 84% viennent de Syrie, 14% d’Afghanistan et 3% d’Irak. Parce que nous ne voulons pas les voir se noyer en Méditerranée, nous venons à leur secours en mer, grâce à des bateaux de recherche et de sauvetage. En Grèce et en Italie, nous offrons une assistance médicale d’urgence.

Trois navires de sauvetage en mer Méditerranée

Le 2 mai, le premier navire de sauvetage de MSF, le MY Phoenix, a quitté le port. Il s’agit d’un bateau de 40 mètres de long équipé de vedettes rapides, de drones de surveillance et d’un poste médical, opéré en collaboration avec l’organisation privée MOAS (Migrant Offshore Aid Station). Le 9 mai, le second bateau de MSF, le Bourbon Argos, a pris la mer, un navire de 68 mètres de long. Sur le pont, différents containers ont été installés contenant une salle d’urgence, une zone d’observation, ainsi qu’une salle de pansement et de consultation. Le 13 juin, le Dignity I, un navire de 50 mètres, a également pris la mer depuis le port de Barcelone. Les trois navires sont parmi les rares à patrouiller en permanence au large des côtes libyennes, entre les villes de Tripoli et Zuwara. A plusieurs reprises, nos bateaux sont arrivés juste à temps, alors que des embarcations transportant des réfugiés étaient prêtes à couler. A la fin du mois de septembre, le MY Phoenix a terminé ses activités, le partenariat avec MOAS arrivant à son terme, mais les deux autres bateaux de MSF sont toujours actifs.

Aide sur les îles grecques

Il n’y a pas de système de réception pour les réfugiés sur l’île de Kos. Notre personnel médical offre des soins physiques et psychologiques aux personnes qui arrivent par bateau depuis la Turquie. MSF mène une clinique mobile au Captain Elias, un hôtel abandonné et délabré où s’abritent de nombreux réfugiés. Avec un bateau dispensaire, nous nous rendons sur d’autres îles plus petites du Dodécanèse (par exemple Leros) où arrivent les gens en provenance de Turquie. Sur l’île de Lesbos, MSF a mis en place un service de bus aux réfugiés depuis le nord de l’île afin qu’ils ne doivent pas parcourir 70 km à pied sous un soleil de plomb pour atteindre le centre d’enregistrement de Mytilène. MSF apporte également des soins médicaux dans les camps Moria et Karatepe. Nous y travaillons également à l’amélioration des installations pour l’eau et l’assainissement, ainsi qu’au nettoyage et nous offrons aux personnes présentes sur place des produits d’hygiène et d’autres biens de première nécessité.

Aide en Grèce continentale

A Idomeni, à la frontière avec la Macédoine, MSF mène des cliniques mobiles afin d’offrir des soins de santé et des effets de première nécessité aux personnes qui tentent d’atteindre l’Europe du Nord à travers les Balkans. A Athènes, MSF travaille en collaboration avec deux organisations grecques pour offrir des soins médicaux aux victimes de torture.