« Quand vous demandez à une mère congolaise combien d’enfants elle a, elle vous demande souvent si elle doit aussi compter ceux qui sont morts »

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Goele, pédiatre, est partie pour sa première mission en République démocratique du Congo avec Médecins Sans Frontières cet été. Durant une consultation, on lui a amené un enfant très gravement malade. Il était dans le coma depuis quatre jours.

Le paludisme

Chaque année, le paludisme tue près d’un million de personnes dans le monde. Les jeunes enfants et les femmes enceintes sont les plus vulnérables.

L’Afrique est le continent le plus touché par la maladie : 90% de tous les décès dus à la maladie. Et 70% de tous les patients décédés sont des enfants de moins de 5 ans.

Lorsque la maladie évolue vers une forme plus grave, elle peut être mortelle dans un cas sur trois. Cependant, il existe des tests pour dépister le paludisme à un stade précoce et ainsi démarrer un traitement le plus tôt possible. Avec un test, tous ces décès pourraient donc être évités.

Le paludisme est facile à traiter. Les médicaments les plus efficaces permettent de guérir en trois jours seulement. Mais ils ne sont pas disponibles partout et les régions touchées sont souvent très difficilement accessibles. En matière de prévention de la maladie, nous sommes aussi confrontés à un défi : les moustiquaires imprégnées d’insecticide restent le moyen le plus efficace pour éviter de se faire piquer. Mais elles sont bien trop chères pour les populations pauvres.

La réponse de MSF

Le paludisme est la maladie contre laquelle nous luttons le plus dans nos projets. En 2017, nos équipes ont pris en charge plus de 2,5 millions de patients souffrant de paludisme dans le monde entier.

Nos activités sont principalement axées sur les régions difficilement accessibles et souvent frappées par le paludisme, comme le Soudan du Sud, la République centrafricaine ou la République démocratique du Congo. Pour atteindre ces régions reculées et instables, nous avons recours aux cliniques mobiles ou offrons des formations et du matériel aux centres de santé locaux.

Des tests de dépistage rapides et précis jouent ici un rôle capital : un diagnostic précoce empêche la maladie d’évoluer vers une forme plus grave, potentiellement mortelle, mais il permet aussi de ne traiter que les patients souffrant réellement de paludisme et donc de limiter la résistance aux médicaments.

Nous luttons aussi contre le paludisme de manière structurelle. Des recherches menées sur le terrain par MSF ont démontré quel était le médicament le plus efficace : la polythérapie à base d’artémisinine (ACT). Ensuite, nous avons encouragé certains gouvernements africains à adapter leurs protocoles de traitement en faveur de ce médicament. L’accès à des médicaments efficaces dans ces pays permettrait d’éviter une évolution fatale de la maladie et de faire baisser le taux de mortalité extrêmement élevé du paludisme.

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