Choléra

© Aurelie Lachant/MSF. Haïti, 2010.Le cholera est une infection intestinale aigue très contagieuse due à une bactérie – Vibrio Cholerae – présente dans les eaux sales ou stagnantes.
La contamination est orale, d'origine fécale, et peut se faire par l'ingestion d'eau ou d'aliments souillés. Les diarrhées et les vomissements provoqués par cette maladie entraînent une déshydratation sévère et rapide, pouvant entrainer la mort en l’absence de traitement dans la moitié des cas.

Après une incubation de maximum cinq jours, la bactérie produit une toxine qui agit de deux manières sur le système digestif. D'une part, l'intestin sécrète de façon anormale l'eau du corps et d'autre part, les liquides avalés ne sont plus absorbés par le corps. L'eau accumulée dans l'intestin est évacuée sous forme de diarrhées (très aqueuses, couleur eau de riz) et de vomissements très importants qui entraînent rapidement une déshydratation aiguë. Un patient atteint de choléra peut perdre jusqu’à 20 litres par jour. Cette perte d'eau massive peut conduire à un état de choc et au décès.  

Ce sont surtout les jeunes enfants et les personnes âgées qui sont les plus vulnérables. Chaque année, on compte entre 3 et 5 millions de cas de choléra et plus de 100.000 décès. Néanmoins, en présence d’un traitement, le choléra est une maladie que l’on peut soigner facilement si elle est prise en charge à temps.

Le traitement du choléra est en effet simple, très efficace et très rapide : il faut réhydrater le patient afin de remplacer l’eau et les électrolytes comme le sodium et le potassium qui ont été perdus. En cas de déshydratation modérée, on utilise des sels de réhydratation que l'on administre au malade par voie orale. En cas de déshydratation majeure, il est parfois nécessaire de perfuser 8 à 12 litres de solutés par personne et par jour.

La propagation du choléra est favorisée par une hygiène précaire, l’absence d’eau propre et se transmet d’autant plus vite si les populations sont regroupées comme c’est le cas dans les camps de réfugiés. La prévention joue donc un rôle primordial dans l’éradication de cette maladie. Cela signifie concrètement : une mise à disposition d’eau de bonne qualité, une promotion des bonnes pratiques d’hygiène au quotidien (lavage des mains, cuisson des aliments, etc), une mise en place de latrines en nombre suffisant et un traitement des eaux usées. Même si il est vrai que des vaccins anticholériques existent, ils ne sont pas employés en raison de leur efficacité tardive et de leur courte durée d’action.

MSF a développé des kits spéciaux pour le traitement contre le choléra et met en place des centres de traitement dès qu’un risque d’épidémie survient. Nos équipes travaillent à prévenir cette maladie en assurant un apport d’eau potable et en appliquant des mesures d’hygiène strictes. En 2010, MSF est intervenue lors d’épidémies du choléra en Haïti, au Tchad, au Niger, au Nigeria, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Zambie et a traité, toutes sections confondues, plus de 130.000 patiënts affectés par le cholera.

© Corinne Baker/AZG-MSF

« Il faut réduire le prix des nouveaux vaccins »

[nouvelles] - 24|04|2013

MSF appelle l’Alliance globale pour les vaccins et l’immunisation (GAVI) à améliorer l’accès aux vaccins en négociant une baisse des prix afin de pouvoir vacciner davantage d’enfants.

© Corinne Baker/MSF-AZG

Soudan du Sud : plus de 130 000 personnes vaccinées contre le choléra dans les camps de Maban

[nouvelles] - 26|02|2013 - Sud-Soudan

MSF vient d’achever une campagne de vaccination contre le choléra dans et autour de 4 camps de réfugiés de Maban, au Soudan du Sud. Quelque 105.000 réfugiés et 27.500 habitants sont désormais vaccinés.

© Emilie Régnier

Haïti, 3 ans après: tout reste à faire pour améliorer l’accès aux soins

[nouvelles] - 09|01|2013 - Haïti

3 ans après le séisme, le système de santé haïtien est toujours sinistré. MSF continue de gérer 4 hôpitaux construits pour remplacer les structures improvisées mises en place après le 12 janvier 2010. Et la perspective que ces activités soient reprises par les autorités reste éloignée.

© Peter Casaer/AZG-MSF. Masisi, 2011.

Masisi: les violences ethniques entravent l’accès aux soins

[nouvelles] - 20|12|2012 - Congo (Kinshasa)

Ces violences, les plus importantes depuis 2007, ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir et restreignent fortement l’accès aux soins de santé dans la région. Amaury Grégoire, responsable des activités de MSF, fait le point sur la situation.

© Mathieu Fortoul/MSF-AZG

Haïti : le choléra reste un problème de santé publique majeur

[nouvelles] - 19|10|2012 - Haïti

Deux ans après le début de l’épidémie de choléra, la poursuite de la prise en charge des patients n’est pas assurée alors que la population demeure encore largement exposée aux risques de contamination.

© Holly Pickett. Guinee, 2012.

L’épidémie de choléra sévit en Sierra Leone et Guinée

[nouvelles] - 28|08|2012 - Sierra Leone - Guinée

Plus de 13 000 patients atteints du choléra ont dû être hospitalisés d'urgence depuis février à Conakry et Freetown. L'épidémie déclarée en février continue de sévir avec la saison des pluies. En collaboration avec les autorités sanitaires locales, MSF renforce son intervention.

© MSF-AZG

Surprises, questions et frustration...

[blog] - 08|08|2012 - Haïti

J'ai terminé mes études de médecine il y a un peu plus d'un an. Ensuite, au cours de mon post-graduat en médecine tropicale à l'Institut de Médecine tropicale d'Anvers (qui, au passage, était très passionnant), j'ai postulé chez Médecins Sans Frontières. Après mon premier entretien, tout est allé très vite...

Les Congolais du Nord-Kivu fuient vers l’Ouganda

[nouvelles] - 12|07|2012 - Congo (Kinshasa) - Ouganda

Depuis le mois de mai, plus de 25.000 Congolais ont traversé la frontière ougandaise pour fuir les affrontements entre les groupes rebelles et l’armée congolaise dans la région du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo.

© Frederik Matte/AZG-MSF

Haïti : Manque d’anticipation face au retour du choléra

[nouvelles] - 10|05|2012 - Haïti

MSF observe une augmentation du nombre de cas de choléra en Haïti et critique l’insuffisance des actions destinées à lutter contre l’épidémie et protéger la population.

Pages

© 2011 MSF - 94, Rue Dupré 1090 Bruxelles- Tél: 02/474.74.74 - IBAN: BE73 0000 0000 6060 - BIC: BPOTBEB1