En Papouasie Nouvelle Guinée, les victimes de violences familiales et sexuelles rencontrent des difficultés pour accéder aux services de santé.
Début 2011, six mois après le début des inondations, beaucoup de déplacés ont commencé à rentrer chez eux et les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) ont réduit les activités médicales et l’approvisionnement en eau potable. Dans les provinces du Sind et du Balouchistan, où les eaux ont été les plus longues à se retirer, les opérations de reconstruction restaient titanesques et les populations manquaient toujours de nourriture et d’abris.
À Dera Murad Jamali, dans le Balouchistan, et Johi et Karachi, dans le Sind, MSF a poursuivi ses programmes de nutrition et de distribution de secours et d’abris temporaires. À l’arrivée de l’hiver, environ 2 000 abris temporaires ont été distribués dans les districts de Johi et Jamshoro.
Plus de 20 000 personnes vivaient dans des camps en périphérie de Karachi, dans des conditions sanitaires précaires. Pour prévenir les épidémies, MSF a ouvert des cliniques mobiles et distribué de l’eau potable et des secours d’urgence. Fin mai, après avoir reçu quelque 21 000 consultations médicales, MSF a transféré ces activités aux autorités sanitaires de Karachi.
En août, les pluies ont provoqué de nouvelles inondations particulièrement graves dans le Sind. Dans le sous-district de Tando Bago, les terres qui longent les routes principales étaient encore sous les eaux après deux mois.
De septembre à novembre, des cliniques mobiles MSF ont dispensé une aide médicale aux déplacés vivant dans des camps ou en bord de route dans les districts de Badin, Tharparkar et Moro.
Pendant la mousson, MSF a ouvert des centres de traitement pour faire face aux cas de diarrhées aqueuses dans plusieurs sites de la province de Khyber Pakhtunkhwa et dans l’Agence de Kurram située dans les Zones tribales sous administration fédérale (FATA). Au total, 9 774 patients ont été soignés.
Soins d’urgence Malgré des périodes de répit, la tension est restée vive dans le Khyber Pakhtunkhwa et les FATA au nord, à cause des violences interreligieuses et affrontements entre forces gouvernementales et opposants armés. Dès lors, l’aide médicale d’urgence reste une composante majeure du travail de MSF.
Dans le Khyber Pakhtunkhwa, le personnel a soigné des milliers de patients aux urgences et dans les blocs opératoires des hôpitaux de Dargai et Timergara. MSF a pris en charge plus de 18 800 patients en réanimation à Timergara et les chirurgiens ont pratiqué plus de 2 000 opérations. À Hangu, à environ 70 kilomètres de la frontière afghane, les équipes ont dispensé des soins vitaux aux urgences de l’hôpital principal de Tehsil, où elles ont reçu en moyenne 1 500 patients par mois.
Dans les villes d’Alizai et Sadda, dans l’Agence de Kurram, MSF a soutenu les hôpitaux locaux, et dispensé des soins pédiatriques et géré l’afflux massif de blessés ainsi qu’un service de transfert en ambulance des patients de Kurram et Hangu à Peshawar.
Après avoir travaillé 18 mois au service des urgences de l’hôpital principal de Mingora, dans le district de Swat, MSF en a renforcé les capacités avant de le transférer au ministère de la Santé en octobre.
En 2011 au Balouchistan, MSF a soigné près de 9 300 patients aux urgences de l’hôpital de district de Chaman, une ville à la frontière afghane où les Afghans viennent souvent chercher une aide médicale.
Dans tous les hôpitaux où MSF travaille, une politique d’interdiction des armes est appliquée pour protéger les patients et le personnel médical. Chaque hôpital est par ailleurs conçu pour faire face à l’arrivée massive de blessés suite notamment à des accidents de la route ou l’explosion de bombes.
Ayant peu accès à des soins obstétriques d’urgence de qualité, les femmes courent des risques importants lors de l’accouchement. L’insécurité qui sévit dans certaines zones aggrave encore cette situation.
Dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, les équipes MSF ont pratiqué plus de 7 000 accouchements dans les hôpitaux de Dargai et Timergara. En mai, MSF a ouvert, dans le district de Peshawar, un hôpital de 30 lits pour prendre en charge les grossesses et les accouchements compliqués. MSF soutient aussi la fourniture de soins pré- et postnatals dans les cliniques gérées par les autorités.
Au Balouchistan, le personnel dispense des soins obstétriques complets dans les hôpitaux de district de Dera Murad Jamali et Chaman. À Quetta, le chef-lieu, MSF a ouvert un hôpital pédiatrique de 50 lits qui dispose d’un service de néonatalogie et de pédiatrie, et d’un centre de nutrition thérapeutique en hospitalisation.
Dans la ville de Kuchlak, qui abrite nombre de migrants et réfugiés afghans ainsi que des nomades et une population locale sédentaire, MSF gère une clinique de soins maternoinfantiles et une maternité. Les femmes qui ont besoin d’une césarienne ou d’autres soins spécialisés sont transférées à Quetta.
Fin 2011, 1 295 personnes travaillaient pour MSF au Pakistan. MSF est présent dans le pays depuis 1986.
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