Le mois de décembre 2011 de Médecins Sans Frontières en images.
Sommaire :
Cote d'Ivoire / Duekoué, après les violences
Pakistan / un hospital pour les femmes
République démocratique du Congo / Les déplacés du lac Tanganyika
Nigeria / Chirurgie de haut niveau
Madagascar / Le pays des épines
Fin 2010, le résultat contesté de l’élection présidentielle débouche sur un conflit armé. Les combats font notamment rage dans l’Ouest, dans la ville de Duékoué. En mars dernier, pendant la crise ivoirienne, l’hôpital de Duékoué se trouvait sur la ligne de front. L’équipe qui continuait tant bien que mal de faire fonctionner l’hôpital fut témoin de cette violence.
La mortalité maternelle est un problème majeur au Pakistan… Premières victimes : les femmes les plus vulnérables, notamment les déplacées ou les réfugiées afghanes. Nous sommes dans l’hôpital pour femmes de Peshawar, au Nord Ouest du Pakistan. Une structure 100% MSF, ouverte en mai dernier face au manque de personne médical spécialisé. Cet hôpital de trente lits fournit donc des soins gynéco-obstétriques d’urgence.
Kalemie, sur les rives du lac Tanganyika. Depuis la fin 2010, des violences ont provoqué l’arrivée de plus de 30 000 déplacés ici. Des affrontements ont régulièrement lieu à la frontière entre le Katanga et le sud Kivu. En décembre dernier, l’équipe MSF présente à Kalemie est donc intervenue pour faire face à l’afflux des déplacés chassés par les violence. Dans les camps, des milliers de personnes avaient besoin de soins médicaux et d’eau potable. Thomas Vandamme, médecin MSF (en français) L’objectif initial de la mission, c’était d’offrir une réponse médicale urgente à une population particulièrement fragilisée, qui arrivait en nombre, au début de la saison des pluies avec une recrudescence du paludisme, une difficulté d’accès à la nourriture avec une malnutrition chez les enfants mais aussi des maladies à potentiel épidémique telles que sont la rougeole ou le cholera, ce sont des maladies que nous avons dû surveiller. Fin août, après six mois de présence à l’ouest de Kalémie, MSF a réorienté son activité vers deux nouveaux camps, pour faire face à l’arrivée de nouveaux déplacés. Elle intervient aujourd’hui dans deux centres de santé, à Tabacongo et à Mutoa, où elle a organisé une campagne de vaccination contre la rougeole. Elle a également mis en place un centre d’hospitalisation d’une vingtaine de lits.
Port Harcourt : une ville de 1,5 millions d’habitants située sur le delta du Niger, au sud du pays Erese a 26 ans, elle vient d’avoir un accident de moto. L’équipe chirurgicale de l’hôpital de Teme lui a posé un fixateur interne pour réduire sa fracture. A Port-Harcourt, la circulation est anarchique, et les accidents de la route sont légions. Ils constituent un tiers des patients de ce centre de traumatologie géré par MSF. La violence est l’autre cause principale de consultations.
Au sud de l’île, une région aride et enclavée... L’Androy, surnonmmé le pays des épines. District de Bekily... Ici, les populations n’ont que très peu accès aux soins. L’isolement, les distances jouent pour beaucoup. MSF a ouvert une mission en mai 2011. Elle est présente à la fois à l’hôpital de Bekily et dans trois centres de santé situés en périphérie. La principale caractéristique sanitaire, ce sont les patients qui arrivent généralement très tard à l’hôpital, après avoir fait appel à la médecine traditionnelle. Il s’agit souvent de cas graves.
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