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MSF est une association composée de « volontaires ». Le volontariat est un engagement individuel et une responsabilité personnelle. Il implique la notion de militantisme dans les actions humanitaires plutôt que l’idée d’un « travail bénévole ». C’est un principe fondamental de l’association.
Un volontaire est une personne engagée moralement pour l’action humanitaire, qui accepte les risques des missions dans lesquelles elle s’engage et un certain degré d’insécurité professionnelle. Elle se montre flexible dans son travail. Mais elle n'est pas bénévole pour autant: elle touche une rémunération «raisonnable». Enfin, le volontaire respecte la Charte de MSF et la Charte de l’employé et se doit d'adopter un style de vie modeste pendant ses missions.
La gestion des ressources humaines de MSF est basée sur les concepts de volontariat, d'équité, de transparence et de reconnaissance de la valeur de chaque individu.
Sur le terrain, le volontaire suit un certain nombre de règles qui régissent la vie au travail et respecte des principes de conduite en dehors des heures de travail, dans sa vie de tous les jours. Ces règles et principes, auxquels l’expatrié adhère, sont regroupés dans un document: la Charte de l’employé.
Préparation au départ
Avant leur départ en mission, les futurs expatriés suivent une préparation dispensée par MSF. Ceux qui partent pour la première fois seront invités à suivre, dans la mesure du possible, une session préparatoire visant à leur dispenser des informations sur MSF, sur la gestion de projets et sur certaines problématiques spécifiques à une mission humanitaire. Le volontaire reçoit un briefing technique, contextuel et administratif adapté à sa mission.
Les expatriés signent un contrat de travail dont la durée est déterminée en fonction des besoins des projets et selon certains critères spécifiques. Ce contrat est un contrat à durée déterminée. Ce statut implique des droits et devoirs pour l’employeur comme pour l’employé «volontaire».
Les durées de missions varient en moyenne de 3 à 12 mois. Elles sont éventuellement renouvelables selon certains critères et soumis à approbation.
Le salaire des expatriés peut varier de 1.040 € à 2.700 € brut selon le poste occupé et l’expérience de la personne.
Les salaires payés par MSF-Belgique sont soumis aux impôts en Belgique, sauf exception. En fonction du pays de destination, l’imposition et les modalités de déclarations peuvent être différentes.
Chaque personne expatriée bénéficie d’une assurance qui couvre les soins de santé, l’incapacité, les accidents, l’invalidité permanente, le décès, le rapatriement et la perte de bagages.
Une allocation de frais de vie, le « per diem », est allouée, chaque mois, afin de couvrir les frais de nourriture et les dépenses personnelles liées, par exemple, à l’hygiène, à l'achat de journaux locaux, de boissons, etc.
MSF prend en charge les frais liés au transport à l’aller et au retour depuis le lieu de résidence de l’expatrié jusqu’à son lieu de mission.
Durant la mission, les expatriés ont la possibilité de prendre un nombre limité de jours de repos, déterminé en fonction de la durée de la mission.
La gestion des expatriés chez MSF à partir du siège
Une fois sélectionné, l’expatrié est placé dans un pool spécifique en fonction de son profil et de la fonction à laquelle il est destiné (médecin, infirmier, logisticien, financier/administrateur, etc.). Le département des Ressources Humaines va définir une mission pour chaque expatrié, en fonction des besoins identifiés sur le terrain. Le volontaire va, alors, rencontrer les responsables administratifs pour remplir les formalités nécessaires.
Plusieurs personnes au sein des services administratifs du département des ressources humaines, des opérations ou d’autres départements, vont soutenir l’expatrié avant, durant et après sa mission, chacun selon leurs responsabilités spécifiques.
La sécurité des personnes travaillant avec MSF fait partie des priorités de l’organisation. La sécurité est directement associée aux risques professionnels liés au contexte, à la mission et à la nature de l’organisation. La sécurité est aussi liée aux risques qu’engendrent les comportements individuels. MSF définit des règles selon le degré d’insécurité mais tout le personnel doit agir de manière responsable car sa propre sécurité et celle des autres volontaires en dépend.
MSF prend en charge la vaccination spécifique à l’expatriation. Une politique santé des expatriés est d’application, avec des recommandations détaillées. Dans certains cas extrêmes, des évacuations médicales sont possibles, et prises en charge par l’organisation.
Au retour de mission, l’expatrié aura la possibilité d’envisager, avec le département RH, ses perspectives professionnelles. MSF offre la possibilité de participer à des cours et formations en interne et en externe: développement professionnel spécifique et développement individuel. MSF met clairement l’accent sur la possibilité de développement interne.
Grâce aux contrats de travail utilisés par MSF, la réintégration dans le système de sécurité social belge est facilitée (MSF ne peut cependant pas être tenue pour responsable des questions liées au statut personnel de l’expatrié). MSF investit dans le concept d’«employabilité» du personnel travaillant pour l’organisation, c'est-à-dire en la capacité de l'expatrié de s'intégrer dans le circuit classique de l'emploi. Plusieurs initiatives sont en cours à ce sujet.</