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La durée moyenne d’une mission peut varier considérablement, de quelques mois, en situation de crise aiguë, à un an ou plus, au sein d’un projet à caractère structurel, dans un environnement stable. Tout candidat au départ doit être prêt à s’engager pour une durée de douze mois minimum.
Les candidats qui partent en mission pour la première fois sont invités à suivre une formation au premier départ organisée par MSF. Au terme de cette formation, l’attente peut aller de quelques jours à plusieurs semaines, voire plusieurs mois (il va de soi que, dans ce cas, MSF ne peut exiger de disponibilité prolongée des candidats).
Conformément à la Charte de MSF, l’intérêt pour une destination particulière ne doit pas primer sur l’engagement. Il s’agit, avant tout, de répondre aux besoins des populations en danger, quel que soit le lieu.
Plusieurs fois par an, MSF organise des sessions de préparation au départ, qui s’articulent autour de modules théoriques et pratiques, génériques et spécifiques (selon le profil), à l’attention des personnes nouvellement recrutées. Par ailleurs, chaque personne recrutée reçoit un descriptif de la fonction qui lui est proposée, des informations écrites relatives au pays dans lequel il effectuera sa mission et aux activités qui y sont développées par MSF, ainsi qu’une série de briefings opérationnels, administratifs et généraux.
S’il convient de tenir compte de l’environnement changeant dans lequel MSF évolue et de certaines contraintes inhérentes à l’expatriation, MSF offre la possibilité d’un épanouissement personnel et professionnel dans la durée: les candidats qui rejoignent l’organisation aujourd’hui assumeront demain les responsabilités de coordinateur terrain, de coordinateur en capitale ou de chef de mission. Certains occuperont des fonctions au siège de l’organisation. Tout au long de leur parcours, ils auront la possibilité de suivre des formations dans des domaines techniques et axés sur la gestion de projet.
Les expatriés signent un contrat de travail dont la durée est déterminée par les besoins des projets et selon certains critères spécifiques. Ce contrat est un contrat à durée déterminée. Ce statut implique des droits et devoirs pour l’employeur comme pour l’employé « volontaire ».
Le salaire des expatriés peut varier de 1.105 € à 2.868 € bruts (chiffres de 2009) selon le poste occupé et l’expérience attestée.
Chaque personne expatriée bénéficie d’une assurance qui couvre les soins de santé, l’incapacité, les accidents et la responsabilité civile, l’invalidité permanente, le décès, le rapatriement et la perte de bagages.
MSF prend en charge le logement, les frais de transport du lieu du domicile au lieu de mission, les frais de visas (le candidat doit disposer d’un passeport en cours de validité) et la plupart des vaccins nécessaires à l’expatriation. Une fois arrivé sur le lieu du projet, le candidat reçoit une allocation supplémentaire, appelée per diem, principalement destinée à couvrir les frais d’alimentation.
Les conditions de vie varient d’un pays à l’autre, voire d’une région à l’autre, en fonction du contexte, notamment en ce qui concerne les infrastructures de logement et de travail. Dans tous les cas, MSF s’efforce d’offrir à ses équipes un environnement favorisant le bon déroulement des activités d’assistance, tout en tenant compte des standards de vie locaux.
Pour une année complète de mission, l’expatrié a droit à trente jours de congés annuels. Un maximum de vingt jours peut être pris sur le terrain et le reste des jours après la fin de la mission ou après douze mois de mission, si la durée totale de la mission est de 18 mois ou plus.
Les conditions de sécurité, les difficultés à trouver du travail en dehors de MSF, les possibilités restreintes de logement, le manque de structures scolaires et médicales adaptées sont autant de facteurs qui rendent un départ en couple ou en famille très difficile, surtout dans le cadre d’une première expérience. Toutefois, lorsque cela est possible et à certaines conditions, une prise en charge du conjoint ou de la famille est prévue.
Les risques liés à l’insécurité font partie intégrante de la réalité de MSF ; ils ne doivent être ni exagérés ni minimisés. Ils recouvrent principalement les conditions de circulation, les moyens financiers et matériels et les situations de conflit (ouvert ou latent). Le respect des règles de circulation et des directives de MSF, un usage discret et modéré des ressources, l’élaboration et le suivi des plans de sécurité ainsi qu’une intégration réussie au sein de la population sont des aspects qui ont un impact direct considérable sur la prévention des risques.
En cas d’incident critique (accident, agression ou tout autre événement traumatisant), MSF peut dépêcher sur place des membres de son personnel formés aux techniques du débriefing émotionnel et peut aussi compter sur un réseau extérieur de psychologues.
MSF n’envoie pas de stagiaires dans ses projets, principalement en raison du manque de capacités d’encadrement. Il en va de même pour les étudiants désireux d’intégrer un projet lors des vacances scolaires.