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MSF
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© Harald Henden
Motif d’intervention :
• Conflit armé
• Endémie/épidémie
• Violence sociale/exclusion des soins de santé
Personnel de terrain : 1.437
L’est du Tchad a fait face ces dernières années à une crise humanitaire qui touche l’ensemble de la population : résidents, réfugiés et déplacés internes. Alors que plus de 240.000 réfugiés du Darfour dépendent totalement de l’aide internationale, le nombre de déplacés internes a fortement augmenté en 2007, et les populations des zones d’accueil sont affectées à leur tour.
La violence affecte de plus en plus la population tchadienne L’intensification des violences dans l’est du Tchad a causé un déplacement massif de populations. Fin 2007, plus de 180.000 déplacés tchadiens vivaient dans des camps. Leurs mauvaises conditions de vie ont entraîné une situation d’urgence sanitaire, avec des taux élevés de malnutrition et des épidémies de diarrhées durant le premier semestre 2007. Malgré l’insécurité, MSF a pu accroître son aide aux déplacés internes, fournissant soins primaires et secondaires, eau potable, nourriture et matériel de secours près de Goz Beïda, Adé, Kerfi, Koukou, Arkoum, Am Timam, Am Dam et Dogdoré. En décembre, MSF a dû suspendre ses activités à Koukou après plusieurs graves incidents de sécurité.
MSF a continué à prodiguer des soins complets aux populations résidentes d’Adré, Guereda, Birak, Djiré et Wilikouré, couvrant chirurgie, soins prénatals et campagnes de vaccination.
Après une période d’accalmie et la signature en octobre d’un cessez-le-feu entre le gouvernement et quatre groupes rebelles, les combats ont repris fin novembre, s’intensifiant durant les dernières semaines de l’année. Prévoyant un afflux de blessés, MSF a amélioré l’infrastructure chirurgicale à l’hôpital d’Abéché et préparé des stocks de matériel d’urgence.
Depuis 2003, plus de 240.000 réfugiés du Darfour vivent dans des camps dans l’est du Tchad, totalement dépendants de l’aide internationale. MSF a continué à dispenser des soins médicaux, notamment maternels et pédiatriques, ainsi qu’un soutien psychologique à quelque 90.000 réfugiés dans les camps d’Iridimi, Touloum, Farchana et Breidjing, et à la population tchadienne des environs. MSF traite aussi les conséquences des violences sexuelles, la malnutrition et les maladies contagieuses et fournit une éducation à la santé. Dans les hôpitaux d’Adré et d’Iriba, les équipes de MSF assurent une chirurgie d’urgence pour les réfugiés, les résidents et les déplacés tchadiens.
Depuis juin 2005, la flambée de violences en République centrafricaine voisine a fait fuir des dizaines de milliers de villageois, dont quelque 50.000 se sont réfugiés dans le sud du Tchad. MSF a fourni de l’eau, des installations d’assainissement et des soins dans les camps proches de Goré jusqu’en avril 2007. MSF continue à soutenir tous les services de l’hôpital de district de Goré, afin de fournir soins secondaires et chirurgie aux réfugiés et aux populations locales.
Depuis 2003, MSF développe un programme de traitement du paludisme dans le district méridional de Bongor, l’un des plus affectés par la maladie. Pour surmonter le manque de personnel soignant, la résistance élevée au traitement et la difficulté d’accès à cette zone pendant de longues périodes, MSF applique une stratégie thérapeutique utilisant une polythérapie à base d’artémisinine, et décentralise les soins en formant la population locale à traiter les malades. En 2007, 110.000 personnes ont été traitées via ce programme.
MSF travaille au Tchad depuis 1981.