La violence dans l’est du Congo continue sans cesse. Différents groupes armés profitent de l’absence de loi pour terroriser les populations. Il y a un an, Médecins Sans Frontières lançait une campagne ainsi qu’un site web www.etat-critique.be pour donner la parole aux victimes de cette situation. Ces jeudi 10 et vendredi 11 décembre, les équipes de Médecins Sans Frontières seront présentes à la Galerie de la Reine pour témoigner d’histoires vécues sur le terrain et rendre hommage aux populations de l’est du Congo lors de la clôture de cette campagne.
© Martin Beaulieu, 2009.
Post it ! Les passants seront invités à envoyer un message de soutien aux populations de l’est du Congo et le coller sur une grande carte du pays. Ils pourront également visionner quatre films illustrant les blessures de ce conflit. Une sélection de messages seront envoyés aux populations via les centres de santé de Médecins Sans Frontières.
Des situations que cette campagne multimédia www.etat-critique.be a mis en lumière durant une année en donnant la possibilité aux populations exposées à la violence dans l’est du Congo de raconter leur histoire à travers des photos et des vidéos. Aujourd’hui, le dernier dossier se concentre sur les blessures physiques et morales des victimes de cette guerre.
Les populations de l’est du Congo font l’objet d’attaques directes des belligérants dans leurs propres maisons ou dans les camps de déplacés : pillages, viol des femmes et des enfants. Se réfugier dans la brousse tous les soirs pour fuir l’insécurité à la nuit tombée relève du quotidien pour un grand nombre de civils. Certains sont amenés par des hommes armés et forcés à exécuter des travaux ou à transporter leurs affaires. MSF est actif au Congo depuis 1981 et dans les provinces du Nord et Sud Kivu depuis 1992.