Après une intervention d'urgence dans plusieurs prisons, MSF publie un rapport sur la situation générale des détenus en Guinée.
Julie Remy
En septembre 2008, les équipes médicales de MSF ont initié une courte intervention médicale et nutritionnelle d’urgence destinée à réagir aux conditions humanitaires déplorables dans plusieurs prisons guinéennes.
Dans la ville de Guéckédou, au sud-est du pays, à l’arrivée de l’équipe, un prisonnier masculin adulte sur trois souffrait de malnutrition, dont un sur cinq de malnutrition aiguë sévère. Par ailleurs, des conditions d’hygiène épouvantables avaient entraîné chez eux une déshydratation ainsi que de nombreuses infections respiratoires et de la peau. Les cellules surpeuplées abritaient tant des mineurs que des adultes, et des prisonniers atteints de tuberculose qui côtoyaient d’autres détenus. Les soins de santé n’étaient que rarement disponibles.
Aujourd’hui, la situation des prisonniers de Guéckédou s’est provisoirement stabilisée. MSF y a terminé ses activités fin décembre 2008, mais continue à exprimer ses préoccupations et à surveiller la situation générale des détenus en Guinée. Les équipes de MSF restent prêtes à réagir à des urgences si nécessaire.
Les autorités locales et nationales guinéennes doivent prendre des mesures pour garantir une alimentation et des conditions d’hygiène adéquates dans l’ensemble du système pénitentiaire. Voilà pourquoi MSF publie aujourd’hui un rapport qui appelle à une action urgente et décisive des autorités nationales et des organismes internationaux afin que les prisonniers en Guinée ne soient pas condamnés à la négligence totale de leur santé et de leurs besoins humains de base, au risque d’y perdre leur vie.
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