Médecins Sans Frontières reçoit des questions fréquentes du public sur divers sujets comme le travail de notre organisation, nos projets sur le terrain, nos volontaires ect... Afin d'être le plus efficace possible face à vos questions, nous y avons répondu sur notre site web. Si vous avez une question à poser à Médecins Sans Frontières, veuillez s'il vous plaît d'abord consulter la liste de questions et réponses.
Un e-mail évoquant une rumeur alléguant que le Dr Bernard Kouchner se déplacerait dans une voiture immatriculée au nom de Médecins Sans Frontières circule. Je vous rassure, il n'en est rien. Il s'agit d'une rumeur que nous connaissons bien, qui court depuis de nombreuses années et nous sommes encore étonnés qu'elle ait une vie aussi longue et qu'elle trouve encore quelque crédit.
Pour information, le Dr Bernard Kouchner a fait partie des douze personnes qui ont, en 1971, fondé Médecins Sans Frontières. Pour divergences d'opinion avec des membres du Conseil d'administration, Mr Kouchner a quitté définitivement Médecins Sans Frontières en 1979. Il n'a donc plus de lien depuis longtemps avec notre organisation.
De plus, Médecins sans Frontières ne possède aucun véhicule de fonction en dehors de ceux que nous utilisons directement sur le terrain de nos missions. L’association n’accorde d’ailleurs aucun avantage en nature à quelque personne que ce soit, salariée ou non de l’association.
Vous pouvez contacter la personne en charge des projets Jeunesse par mail : meteor [at] msf [dot] be.
Toutes les informations sont disponibles sur notre site. Nous vous invitons à vous référer aux documents suivants:
Aucune visite dans nos locaux n'est possible, sauf si elle s’intègre dans un projet pédagogique plus vaste organisé conjointement avec MSF.
Oui, il vous suffit de prévenir la personne en charge des projets Jeunesse par e-mail: meteor [at] msf [dot] be.
Toutes les versions des valises se trouvant sur notre site sont disponibles.
Vous pouvez remplire le formulaire en ligne.
C’est possible. Envoyez votre CV et une lettre de motivation à gisele [dot] genard [at] brussels [dot] msf [dot] org. N’oubliez pas de préciser la période pendant laquelle vous souhaitez effectuer votre stage.
Médecins Sans Frontières n’accueille pas de stagiaires dans ses projets, ni des étudiants désireux de collaborer dans le cadre d’un projet pendant les vacances, surtout par manque de moyens d’encadrement.
Le logo de Médecins Sans Frontières est un logo protégé, qui ne peut être utilisé que par l’organisation elle-même. Si vous organisez une action au profit de Médecins Sans Frontières et vous souhaitez utiliser le logo dans ce cadre, veuillez nous contacter à l’adresse sophie [dot] reyntens [at] azg [dot] be.
Plusieurs sections de Médecins Sans Frontières sont effectivement actives dans plusieurs pays. Ces sections travaillent alors souvent en étroite concertation mais restent indépendantes les unes par rapport aux autres.
Médecins Sans Frontières (MSF) a été fondée en 1971 par un petit groupe de médecins et de journalistes qui avait pour objectif de garantir l’accès à une aide d'urgence pour toute personne dans le besoin. MSF est une des premières organisations non gouvernementales à fournir une assistance médicale d'urgence et à témoigner publiquement de la détresse des personnes aidées.
En tant qu'organisation médico-humanitaire, les urgences au sein de situations de crise figurent au cœur de l'action de MSF. L'organisation lance avant tout ses interventions lors de situations de catastrophes naturelles, de conflits, de déplacements de populations, de famines, d'épidémies, etc.
Au fil du temps et de l'expérience, MSF a amélioré sa capacité de réponse à des besoins médicaux urgents. Outre les soins de santé proprement dits, l'assistance médicale inclut la prise en charge de la malnutrition, l'approvisionnement en eau, l'amélioration des conditions d'hygiène, la santé mentale et l’aide psychosociale ou encore la surveillance des épidémies parmi les populations déplacées.
Par ailleurs, un certain nombre de projets s'inscrivent dans le moyen ou dans le long terme comme la prise en charge du sida, par exemple. Ils apportent des améliorations durables, aussi bien dans le domaine de la santé publique que de l'alimentation, de l'hygiène et de l'aide psychosociale. Ces projets incluent des collaborations locales et un important volet de sensibilisation et de formation. A ces activités viennent s'ajouter: la construction d'hôpitaux, les campagnes de vaccination et la lutte contre les épidémies.
Actuellement, MSF agit dans plus de 60 pays dans le monde. Chacun des pays où travaille MSF connaît au moins une des situations suivantes: conflit armé, endémie/épidémie, violence sociale/exclusion des soins de santé ou catastrophe naturelle. Plusieurs projets peuvent être en cours simultanément dans un même pays.
Chaque année, MSF lance ou clôture un certain nombre de projets individuels, répondant aux situations de crises aiguës, transférant des projets, surveillant l'évolution des besoins des patients et s'adaptant à celles-ci en tout lieu.
Pour un aperçu complet des opérations de MSF, nous vous invitons à vous référer au dernier rapport d'activités de l'organisation.
MSF doit absolument préserver son caractère unique et rester une organisation active au sein même de la société, qui, par le biais d'actions humanitaires et médicales, mais aussi par le témoignage, œuvre en faveur d'une aide médicale humanitaire neutre et indépendante pour les populations en danger.
L'action humanitaire se décline selon MSF en assistance et témoignage. Cette coexistence fait la spécificité de l'organisation. Elle n'est possible que par une présence de proximité auprès des victimes qui permet à la fois l'acte médical (assistance) et une prise de parole en connaissance de cause de la réalité. C'est la proximité de la réalité qui donne sa force et sa crédibilité au témoignage de MSF.
Contrairement à d'autres organisations de secours médical, MSF considère comme faisant partie intégrante de son travail de témoigner publiquement d’exactions dont peuvent être victimes les populations qu’elle soigne ou de violations du droit humanitaire dans les régions où l'organisation est active.
Lorsqu’en 1971, l'organisation Médecins Sans Frontières voit le jour, elle prend toute sa légitimité face à la Croix-Rouge par son principe de « liberté de parole ».
Médecins Sans Frontières est créée lors de la guerre de sécession du Biafra, en 1971. Des médecins français recrutés par la Croix-Rouge française revendiquent alors de pouvoir venir en aide à toutes les victimes de la guerre civile mais se heurtent au refus du gouvernement nigérien. Révoltés par cette impuissance, ces médecins décident de mettre en place une association plus libre de sa parole et de ses actes. Le 20 décembre 1971, avec quelques journalistes, ils créent l’association Médecins Sans Frontières.
Dès le départ, neutralité et témoignage sont les principes fondamentaux de l’action de MSF. Les deux termes semblent s’opposer ; en réalité non. MSF soigne sans distinction de race ou de religion, sans considérer si les victimes appartiennent à l’un ou l’autre camp. Si MSF ne prend pas parti, il lui arrive de sortir de l’observation stricte du principe de neutralité lorsqu’elle juge que la dénonciation est l’ultime recours pour aider les populations.
L’indépendance à l’égard de tout pouvoir et intérêts (politiques, religieux, économiques ou militaires) est également au cœur de notre conception de l’humanitaire. MSF intervient, sans discrimination ethnique, politique ou religieuse, après sa propre évaluation des besoins. Pour préserver sa liberté d’action et de parole, MSF a développé la collecte auprès de donateurs privés, les financements institutionnels (Union européenne, bailleurs de fonds gouvernementaux ou organismes internationaux) ne représentant qu’une minorité de ses ressources.
Un fonds d'aide d'urgence permet à MSF d'intervenir directement lorsque la situation l'exige. En alimentant ce fonds, nos sympathisants soutiennent nos interventions d'urgence et nous offrent, en même temps, l'occasion de poursuivre notre assistance humanitaire dans le monde entier. L'organisation met un point d'honneur à affecter un maximum de ressources au bénéfice direct des actions d'aide humanitaire sur le terrain. En nous versant de l'argent, nos donateurs garantissent notre indépendance d'action.
MSF n'a pas de couleur politique. Nous sommes absolument apolitiques, neutres et impartiaux. En vertu de l'éthique médicale généralement reconnue et le droit à l'aide humanitaire, MSF exige une liberté totale dans l'exercice de sa fonction. Cela sans faire de distinction de race, de religion et de conception de vie ou politique. Les collaborateurs de MSF respectent les codes de conduite médicaux et maintiennent une indépendance complète vis-à-vis du pouvoir politique, religieux ou économique.
Quand c’est possible, MSF essaie toujours de collaborer avec le ministère de la Santé du pays où l’organisation intervient. Par ailleurs, toute ONG doit respecter le droit du pays dans lequel elle intervient. Cette obligation est précisée dans les Mémorandum of Understanding (MoU), les accords signés avec les autorités des pays d'intervention.
En outre, le personnel national occupe chaque jour une place plus prépondérante au sein de projets. Outre les compétences spécifiques, il apporte une plus-value aux missions en termes de proximité avec la population et de connaissance du pays. Qui plus est, dans la majorité des cas, le personnel est présent dans la mission depuis plus longtemps que la plupart des expatriés.
MSF est connue aux quatre coins du monde sous le nom de Médecins Sans Frontières (MSF). Il s’agit d’un réseau de dix-neuf sections nationales intégrées.
Cinq sections assurent elles-mêmes la mise en œuvre de projets humanitaires, d’où leur nom de « centre opérationnel ». Il s’agit de la Belgique, des Pays-Bas, de la France, de l’Espagne et de la Suisse. Les quatorze autres bureaux – les « sections partenaires » – se concentrent principalement sur la récolte de fonds, le recrutement, l’information et les contacts avec les médias et la presse à l’échelon national. Il s’agit de l’Allemagne, de l’Australie, de l'Autriche, du Canada, du Danemark, des États-Unis, de la Grèce, de Hong Kong, de l’Italie, du Japon, du Luxembourg, de la Norvège, du Royaume-Uni et de la Suède. Le siège du « Bureau international » est basé à Genève. Il assure la coordination de la coopération et représente MSF. Il possède une antenne à New York et une autre à Bruxelles.
Médecins Sans Frontières a été active pendant 20 ans en Belgique entre 1989 et 2009. Dans quatre villes, Verviers, Liège, Bruxelles et Anvers, des activités visant l’accès aux soins de santé pour les plus vulnérables ont été assurées. Fin 2009, un camp de réfugiés temporaire a été dressé à Bruxelles pour attirer l’attention sur la problématique des demandeurs d’asile.
Notre logo actuel est l'aboutissement d'une évolution de notre logo initial qui représentait une croix blanche sur fond rouge. Nous avons voulu modifier celui-ci pour deux raisons. D'une part, il fallait nous démarquer du logo de la Croix-Rouge. D'autre part, nous voulions ôter toute connotation religieuse en supprimant la croix. Nous avons finalement opté, en 1994, pour le logo que nous connaissons aujourd'hui. La silhouette est ambivalente. Elle évoque à la fois un être humain en mouvement qui fuit les violences ou une personne qui vient en aide à d'autres personnes. Dans les deux cas, il s'agit d'un personnage actif et les rayures ne font que renforcer ce dynamisme. Enfin, nous avons conservé le rouge qui prédominait dans le logo initial.
Toutes les informations sont disponibles sur notre site. Nous vous invitons à vous référer aux documents suivants:
Les expatriés donnent principalement des interview aux médias et participent régulièrement à des conférences organisées par divers organismes et institutions comme les écoles ou autre. Chaque année, des dizaines de membres de MSF se prêtent à l’exercice. Cependant, à quelques exceptions près, ils ne donnent pas d’interview à des particuliers.
Aucune visite dans nos locaux n'est possible, sauf si elle s’intègre dans un projet pédagogique plus vaste organisé conjointement avec MSF.
A l’exception de certains journalistes, MSF n’envoie pas de personnes extérieures à l'organisation dans ses projets, principalement en raison du manque de capacités d’encadrement. Il en va de même pour les étudiants désireux d’intégrer un projet lors de vacances scolaires.
En principe, Médecins Sans Frontières démarre les programmes d’aide de sa propre initiative. Une concertation avec les autorités ou des organisations locales a toutefois souvent lieu avant de commencer un projet. Parfois, des autorités ou une organisation internationale demandent officiellement l’aide de Médecins Sans Frontières. Pour évaluer les besoins médicaux immédiats d’une région, quelques collaborateurs expérimentés effectuent d’abord une mission exploratoire.
En concertation avec des experts locaux, ils préparent une proposition décrivant le type d’assistance et la manière de l’apporter. La décision de démarrer – ou non – un projet dépend en fin de compte des résultats de cette mission exploratoire. Le critère principal est ici l’accès de la population aux soins médicaux nécessaires.
Lors d’un séisme, d’un ouragan, d'une inondation ou d'une éruption volcanique, le nombre de victimes grimpe rapidement. De surcroît, les catastrophes provoquent souvent la dislocation et la désorganisation des services de secours. Il est donc nécessaire de réagir immédiatement en déployant les moyens les plus appropriés, ce qui nécessite une organisation logistique efficace.
Chaque équipe de Médecins Sans Frontières est toujours préparée à l’éventualité d’une catastrophe naturelle, quelle que soit sa mission réelle dans le pays. Un protocole est chaque fois développé à cet effet, permettant aussi aux équipes de lutte contre la malaria ou d’aide aux victimes de violences sexuelles, par exemple, d’apporter immédiatement une aide efficace en cas de catastrophe naturelle.
MSF Supply, le centre logistique de Médecins Sans Frontières à Bruxelles, dispose de matériel standardisé, conditionné en kits prêts à l'emploi, entreposés dans des stocks d’urgence approvisionnés en permanence. On doit pouvoir faire décoller un avion-cargo dans les 48 heures. Des manuels pratiques permettent aux secours de se mettre au travail immédiatement, dès leur arrivée dans la région sinistrée. L’identification et la surveillance préalables de plusieurs zones à risque, ainsi que la préparation de stocks d’urgence au niveau local, contribuent à réduire considérablement le temps de réaction.
Avant de se mettre au travail dans une zone de conflit, Médecins Sans Frontières procède à une analyse approfondie de la situation sur le plan de la sécurité. Sur base de celle-ci, on peut ensuite examiner la possibilité d’envoyer des équipes et la meilleure manière de procéder afin de réduire les risques au minimum.
Pour pouvoir s’occuper le mieux possible des blessés de guerre, Médecins Sans Frontières envoie des équipes composées de chirurgiens, d’anesthésistes, d’infirmières et de logisticiens sur les lieux. De telles interventions sont exigeantes et ne sont pas sans danger. Les régions en conflit souffrent souvent d’un manque criant de transport, de communication et de matériel médical et les parties au conflit n’accordent qu’une faible priorité à la sécurité et à l’aide à la population locale. Parfois, Médecins Sans Frontières peut même difficilement accéder à la population touchée par un conflit.
Voilà pourquoi le travail dans les zones de conflits exige une sélection minutieuse de l’équipe d’intervention et une flexibilité logistique maximale.
Médecins Sans Frontières examine chaque situation au cas par cas. Au terme de la mission exploratoire, l’équipe fait le point : quels sont les besoins médicaux et de quelle manière notre organisation peut-elle apporter une aide ? La décision d’intervenir quelque part ou non est donc prise sur base de critères médicaux. La race, les convictions politiques ou religieuses de la population ne peuvent jamais intervenir dans cette décision.
Médecins Sans Frontières est strictement neutre et impartiale. Lorsqu’elle travaille quelque part, notre organisation aide tous ceux qui ont besoin d’aide : les victimes de tous les groupes impliqués dans les conflits, qu’il s’agisse de civils ou de militaires.
Médecins Sans Frontières travaille partout où existe un besoin d’aide médicale d’urgence. Il peut s’agir de zones de conflit, mais aussi, par exemple, de régions touchées par une catastrophe naturelle ou une épidémie.
C’est justement parce que les enfants et les femmes (enceintes) sont souvent plus vulnérables du point de vue médical que de nombreux projets, comme les projets axés sur la malaria ou la malnutrition, leur accordent une attention particulière.
Si la situation sur le terrain le permet et si cela ne compromet pas l’indépendance et la neutralité, Médecins Sans Frontières peut coopérer avec d’autres organisations. La coopération avec des organisations locales est souvent très utile parce que celles-ci connaissent le contexte mieux que quiconque.
Médecins Sans Frontières est une organisation neutre, indépendante et impartiale. Si certains collaborateurs sont croyants, l’organisation n’a aucun lien avec une quelconque religion. Sur le terrain, Médecins Sans Frontières soigne les patients quelles que soient leurs convictions religieuses.
Médecins Sans Frontières démarre surtout ses interventions suite à une urgence : catastrophes naturelles, conflits, déplacements de réfugiés, famines, épidémies, etc. Certains projets sont toutefois axés sur le moyen ou le long terme. Il s’agit notamment de collaborations locales et d’un volet important d’information et de formation (sida, tuberculose, malaria, santé mentale, patients sans accès aux soins de santé, etc.).
L’accueil d’enfants soldats ne fait pas partie de la mission de Médecins Sans Frontières. Dans certaines situations exceptionnelles, par exemple en cas d’absence d’autres organisations, Médecins Sans Frontières se charge parfois de cette tâche. Ce fut notamment le cas dans le nord-est du Congo en 2009.
En outre, Médecins Sans Frontières fournit aux enfants soldats les mêmes soins qu’aux autres patients – et plus particulièrement aux autres enfants – lors d’un conflit : le traitement des maladies et blessures et le soutien psychologique.
Contrairement à l’aide au développement, MSF ne vise pas à construire, reconstruire ou encadrer le destin de groupes de population dans la durée, tâches pour lesquelles nous n’avons ni le mandat, ni la légitimité. Intervenir dans des situations de crise aiguë – conflits, déplacements de populations, crises alimentaires, épidémies, catastrophes naturelles, etc. – pour aider les populations en danger: c’est cette idée de l’action humanitaire que développe Médecins Sans Frontières. L’objectif est d’alléger des souffrances et de sauver des vies.
La confusion entre humanitaire et militaire comporte de nombreux risques, notamment celui d'empêcher à des ONG indépendantes comme Médecins Sans Frontière (MSF) l'accès aux personnes qui ont le plus besoin d'assistance. En ce sens, l'assistance militaire ne peut être assimilée à l'action humanitaire.
Nous constatons qu'il est nettement plus difficile et même impossible dans certains contextes de porter des secours malgré le nombre très élevé de victimes car nous sommes assimilés à l’une ou l'autre des parties en conflit en raison de l'amalgame entre humanitaire et militaire. Cette perception peut compromettre nos chances de mettre en place toute intervention et mettre gravement en péril la sécurité de notre personnel sur le terrain.
L'utilité et la pertinence de l'action humanitaire tiennent au fait qu'elle permet - par sa neutralité, son impartialité et son indépendance - d'atteindre les victimes de part et d'autre des lignes de front. L'action humanitaire doit rester une démarche en soi, avec pour seul objectif d'alléger les souffrances des populations en danger.
En octobre 1999, MSF voit ses efforts couronnés par le prix Nobel de la paix. Cette distinction ne récompense pas uniquement son action dans le domaine médical, mais aussi, et surtout, son plaidoyer et son témoignage en faveur des populations en danger. Si MSF ne cherche pas à mettre fin aux guerres et n’a pas les moyens de garantir la protection de civils contre la violence, elle peut en revanche dénoncer publiquement des violations dont ses équipes sont témoins sur le terrain. Cette notion de témoignage, et la mise en tension avec divers pouvoirs qu’elle suppose, fait partie des principes fondateurs de MSF.
Dans les situations d'urgence où opère MSF, les femmes et les enfants sont les personnes les plus vulnérables. Chaque année, selon les estimations officielles, près de 9 millions d’enfants meurent avant leur cinquième anniversaire faute de soins. Les examens pendant la grossesse, les soins néonatals, les programmes d'alimentation spéciaux, les campagnes de vaccination, le contrôle des naissances, le traitement des maladies vénériennes et l'éducation en matière de santé sont donc des composantes importantes du travail de MSF.
Dans la majeure partie des cas, ce sont des médecins et des infirmières généralistes qui soignent les enfants sur le terrain, notamment lors d’épidémies ou de crises alimentaires auxquelles les enfants sont plus vulnérables. Dans certains hôpitaux plus grands dans lesquels nous travaillons sur le terrain, nous pourrions faire de la pédiatrie et un pédiatre sera alors bien sûr engagé.
Médecins Sans Frontières dépend très largement des dons du grand public. Il arrive aussi à Médecins Sans Frontières de recevoir des fonds d’autorités publiques et d’institutions, mais cet apport est volontairement limité, afin de préserver l’indépendance maximale de Médecins Sans Frontières.
Médecins Sans Frontières finance souvent ses interventions humanitaires majeures en puisant dans son fonds d’aide d’urgence. Celui-ci nous permet non seulement d'intervenir en toute indépendance mais aussi plus rapidement, sans attendre une collecte de fonds.
MSF ne peut pas prendre la responsabilité du transport de fournitures quelles qu'elles soient provenant d'autres organisations ou d'individus. Il y a en effet différents aspects financiers, techniques et juridiques qui rendent ce transport extrêmement complexe. Nous ne pouvons dès lors malheureusement pas vous aider avec le transport de marchandises à l'étranger.
Les prépensionnés désireux de travailler bénévolement pour Médecins Sans Frontières doivent contacter l’Office national de l’emploi pour voir dans quelles conditions ils peuvent le faire.
Oui, à condition d’obtenir l’autorisation de l’Office national de l’emploi (ONEM). Vous devez demander le formulaire à cet effet auprès de l’ONEM.
Non, Médecins Sans Frontières n’organise pas de cours de secourisme. Vous pouvez vous adresser pour cela à la Croix-Rouge.
Le logo de Médecins Sans Frontières est un logo protégé, qui ne peut être utilisé que par l’organisation elle-même. Si vous organisez une action au profit de Médecins Sans Frontières et vous souhaitez utiliser le logo dans ce cadre, veuillez nous contacter à l’adresse sophie [dot] reyntens [at] azg [dot] be.
Médecins Sans Frontières peut s’entretenir avec vous de la problématique qui nous tient particulièrement à cœur pour l’instant. Par notre intermédiaire, vous pouvez inviter un de nos volontaires internationaux dans votre école à l’occasion d’une journée thématique : sida, malnutrition, santé des enfants. Il pourra par exemple y donner une petite conférence. Bien entendu, nous pouvons fournir des brochures sur Médecins Sans Frontières , ainsi que des informations complémentaires ou du matériel visuel. Contactez-nous à l’adresse sophie [dot] reyntens [at] azg [dot] be.
Envoyez un courriel à l’adresse events [at] msf [dot] be.
events [at] msf [dot] be
Médecins Sans Frontières peut vous fournir des conseils et vous donner des idées sur la manière d’organiser un événement. Nous vous accompagnons dans le processus organisationnel, dans la promotion et dans les contacts avec la presse et nous fournissons de la documentation de fond ainsi que du matériel visuel.
Mais il s'agit bien sûr d'une initiative personnelle et non pas d'une initiative de Médecins Sans Frontières. Les contacts avec les médias et les sponsors sont donc toujours assurés par l’organisation. Médecins Sans Frontières vous communique cependant le nom de personnes de contact adéquates et s’occupe de la promotion au sein de son propre réseau d’information. Nous vous accompagnons en outre dans la rédaction d’un communiqué de presse. Contactez-nous à l’adresse events [at] msf [dot] be.
Toutes les initiatives sont les bienvenues. N’oubliez pas de nous en informer à l’adresse events [at] msf [dot] be ou tenez-nous au courant via le formulaire online. Nous vous enverrons alors un courrier confirmant que nous sommes au courant de votre action. Si vous le souhaitez, nous pouvons aussi vous faire parvenir du matériel d’information et de promotion supplémentaire. Selon l’ampleur de votre événement, nous essaierons en outre de vous rencontrer personnellement et de vous soutenir au niveau de son organisation.
Non, Médecins Sans Frontières est une organisation d’aide médicale. Il est donc inutile de collecter de tels articles pour Médecins Sans Frontières .
Médecins Sans Frontières n’accepte pas les dons de médicaments.
Il s’agit en effet souvent de surplus qui sont à moins d’un an de leur date de péremption, ce qui est contraire aux directives de l’OMS en matière de dons. Lorsqu’un don ne provient pas directement d’un producteur, Médecins Sans Frontières n’est pas en mesure de garantir la qualité des médicaments et ne pourra donc pas les utiliser.
Les médicaments doivent en outre être adaptés au pays où ils seront utilisés. Ils doivent être approuvés par son gouvernement et être accompagnés d’une notice rédigée dans une langue locale. Enfin, il est souvent moins cher d’acheter des médicaments et de les expédier selon la procédure habituelle que d’envoyer des dons spécifiques de médicaments. Pour toutes ces raisons, Médecins Sans Frontières n’accepte pas les dons de médicaments.
Médecins Sans Frontières ne peut pas accepter de dons autres que financiers (c’est-à-dire pas de médicaments, de vêtements, etc.). Mais il y a d’autres manières de soutenir Médecins Sans Frontières indirectement.
À l’école, des classes peuvent utiliser les valisettes Meteor et le film Living in Emergency. Des volontaires internationaux de Médecins Sans Frontières peuvent venir parler de leur travail et de leurs missions à l’étranger dans les classes.
Vous pouvez aussi organiser une activité au profit de Médecins Sans Frontières ou mettre sur pied une campagne de sensibilisation.
Enfin, en fonction de votre profil professionnel, vous pouvez apporter une aide en tant que bénévole au siège ou collaborateur sur le terrain.
Médecins Sans Frontières travaille parfois avec des bénévoles ou des stagiaires au siège à Bruxelles. Les personnes souhaitant poser leur candidature doivent envoyer un courriel avec leur CV et une lettre de motivation à danielle [dot] dewulf [at] brussels [dot] msf [dot] org (bénévoles) et gisele [dot] genard [at] brussels [dot] msf [dot] org (stagiaires). Les personnes souhaitant effectuer un stage ne doivent surtout pas oublier de préciser la période concernée.
Médecins Sans Frontières est toujours à la recherche de responsables Meteor. Si vous souhaitez devenir “Responsable Meteor” dans votre région, vous pouvez nous contacter via meteor [at] msf [dot] be.
Nous vous rappelons que Médecins Sans Frontières ne fait pas partie du Consortium 12-12,
qui rassemble cinq organisations récoltant des fonds lors de diverses urgences humanitaires.
MSF estime en effet que sa liberté d’action, son indépendance et son impartialité passent également
par une autonomie dans sa récolte de fonds.
Par ailleurs, MSF désire laisser aux donateurs le choix de soutenir le type d’aide qu’ils souhaitent.
Les dons à Médecins Sans Frontières sont fiscalement déductibles à partir de 40 euros par an au total.
Médecins Sans Frontières dispose de plusieurs mécanismes de contrôle, tant internes qu’externes, pour garantir l’utilisation correcte des fonds.
D’abord, toutes les procédures internes de gestion des fonds sont consignées avec beaucoup de précision, y compris pour les opérations sur le terrain. Cela permet d’éviter toute confusion. Tous les collaborateurs doivent respecter scrupuleusement ces procédures. Toute la comptabilité, y compris celle des opérations sur le terrain, est centralisée au siège à Bruxelles. Un auditeur interne contrôle ces procédures et rend compte au Directeur Général et au Conseil d’administration. En outre, un coordinateur budgétaire assure le suivi de toutes les opérations financières et en rend compte au comité de direction et au Conseil d’administration. Enfin, une commission du budget et des audits examine et discute des budgets tous les trois mois.
Le contrôle externe est réalisé par un réviseur d’entreprise de l’Institut belge des Réviseurs d'Entreprises. Plusieurs autorités donatrices, une trentaine au total, imposent des audits externes supplémentaires. La distribution d’attestations fiscales est également contrôlée par les autorités publiques.
Au niveau international, Médecins Sans Frontières collabore avec Ernest & Young KPMG, une entreprise d’auditeurs internationaux. Un rapport financier international est présenté tous les mois aux 19 sections partenaires et au Conseil international.
L’indépendance à l’égard de tout pouvoir et intérêts (politiques, religieux, économiques ou militaires) est également au cœur de notre conception de l’humanitaire. MSF intervient, sans discrimination ethnique, politique ou religieuse, après sa propre évaluation des besoins. Pour préserver sa liberté d’action et de parole, MSF a développé la collecte auprès de donateurs privés, les financements institutionnels (Union européenne, bailleurs de fonds gouvernementaux ou organismes internationaux) ne représentant qu’une minorité de ses ressources.
Un fonds d'aide d'urgence permet à MSF d'intervenir directement lorsque la situation l'exige. En alimentant ce fonds, nos sympathisants soutiennent nos interventions d'urgence et nous offrent, en même temps, l'occasion de poursuivre notre assistance humanitaire dans le monde entier. L'organisation met un point d'honneur à affecter un maximum de ressources au bénéfice direct des actions d'aide humanitaire sur le terrain. En nous versant de l'argent, nos donateurs garantissent notre indépendance d'action.
MSF n'a pas de couleur politique. Nous sommes absolument apolitiques, neutres et impartiaux. En vertu de l'éthique médicale généralement reconnue et le droit à l'aide humanitaire, MSF exige une liberté totale dans l'exercice de sa fonction. Cela sans faire de distinction de race, de religion et de conception de vie ou politique. Les collaborateurs de MSF respectent les codes de conduite médicaux et maintiennent une indépendance complète vis-à-vis du pouvoir politique, religieux ou économique.
Médecins Sans Frontières est une organisation neutre, indépendante et impartiale. Si certains collaborateurs sont croyants, l’organisation n’a aucun lien avec une quelconque religion. Sur le terrain, Médecins Sans Frontières soigne les patients quelles que soient leurs convictions religieuses.
Médecins Sans Frontières dépend très largement des dons du grand public. Il arrive aussi à Médecins Sans Frontières de recevoir des fonds d’autorités publiques et d’institutions, mais cet apport est volontairement limité, afin de préserver l’indépendance maximale de Médecins Sans Frontières.
Médecins Sans Frontières finance souvent ses interventions humanitaires majeures en puisant dans son fonds d’aide d’urgence. Celui-ci nous permet non seulement d'intervenir en toute indépendance mais aussi plus rapidement, sans attendre une collecte de fonds.
Pour les collaborateurs au siège, nous publions régulièrement les postes vacants. Vous pouvez trouver ces annonces sur notre site web.
Médecins Sans Frontières cherche en permanence des collaborateurs désireux de travailler sur le terrain. Des journées d’information mensuelles sont organisées au siège en français (premier mardi du mois) et en néerlandais (deuxième mardi du mois). Tout le monde peut participer à ces journées d’information. Il n’est pas nécessaire de s’inscrire à l’avance.
Les prépensionnés désireux de travailler bénévolement pour Médecins Sans Frontières doivent contacter l’Office national de l’emploi pour voir dans quelles conditions ils peuvent le faire.
Oui, à condition d’obtenir l’autorisation de l’Office national de l’emploi (ONEM). Vous devez demander le formulaire à cet effet auprès de l’ONEM.
Pour les collaborateurs au siège, nous publions toujours les postes vacants. Vous pouvez trouver ces annonces sur le site web.
Médecins Sans Frontières cherche en permanence des collaborateurs désireux de travailler sur le terrain. Des séances d’information sont organisées en français et en néerlandais tous les mois. Tout le monde peut participer à ces séances d’information, il n’est pas nécessaire de s’inscrire à l’avance. Vous pouvez également postuler directement en remplissant un formulaire online.
C’est possible. Envoyez votre CV et une lettre de motivation à gisele [dot] genard [at] brussels [dot] msf [dot] org. N’oubliez pas de préciser la période pendant laquelle vous souhaitez effectuer votre stage.
Les expatriés partis en mission pendant toute une année ont droit à trente jours de congé par an. Ils peuvent prendre un maximum de vingt jours sur le terrain, le reste des jours devant être pris après la fin de la mission ou après douze mois de mission si la durée totale de la mission est de 18 mois ou plus.
Les expatriés signent un contrat de travail dont la durée dépend des besoins du projet et de certains critères spécifiques. Il s’agit d’un contrat à durée déterminée. Ce statut implique des droits et des obligations, tant dans le chef de l’employeur que du travailleur « volontaire ».
Le salaire brut des expatriés varie de 1.105 à 2.868 euros (chiffres pour 2009), en fonction du poste occupé et de l’expérience démontrée.
Chaque expatrié bénéficie d’une assurance couvrant les soins de santé, l’incapacité de travail, les accidents et la responsabilité civile, l’invalidité permanente, le décès, le rapatriement et la perte des bagages.
Médecins Sans Frontières assume les frais de logement, les frais de transport de la résidence de l’expatrié jusqu’à son lieu de mission, les frais de visa (le candidat doit disposer d’un passeport valable) et la plupart des vaccins requis pour le séjour à l’étranger. Arrivé sur place, chaque expatrié reçoit une indemnité supplémentaire, appelée « per diem », destinée surtout à couvrir ses frais de nourriture.
Tout en devant tenir compte de l’évolution du contexte des activités de Médecins Sans Frontières et de certaines obligations liées au séjour à l'étranger, Médecins Sans Frontières offre à ses collaborateurs des opportunités d’épanouissement personnel et professionnel durables. Les volontaires qui partent pour la première fois aujourd’hui seront peut-être chefs de projet, coordinateurs dans la capitale ou chefs de mission demain. Certains occuperont des fonctions au siège de l’organisation après leur retour. Tout au long de leur carrière, ils pourront suivre des formations dans divers domaines techniques ou en matière de gestion de projet.
Médecins Sans Frontières organise des sessions de préparation plusieurs fois par an. Ces sessions pour nouveaux candidats comprennent des modules théoriques et pratiques, généraux et spécifiques (en fonction du profil). En outre, chaque candidat reçoit une description détaillée de la fonction qui lui est proposée, des informations écrites concernant le pays où il travaillera et sur les activités que Médecins Sans Frontières y développe. Enfin, une série de briefings opérationnels, administratifs et généraux est également prévue.
Conformément à la Charte de Médecins Sans Frontières, l’intérêt pour une région déterminée ne peut jamais l’emporter sur l’engagement. Il s’agit avant tout d’aider des populations dans le besoin, où que ce soit dans le monde.
Les candidats qui partent avec Médecins Sans Frontières pour la première fois suivent d’abord la formation organisée par Médecins Sans Frontières. Après cette formation, l’attente peut durer de quelques jours à plusieurs semaines, voire quelques mois. Dans ce cas, Médecins Sans Frontières n’exige évidemment pas que les candidats restent disponibles.
La durée moyenne d’une mission peut varier considérablement, de quelques semaines en situation de crise à un an ou plus dans un projet à caractère structurel dans un contexte stable. Tout candidat doit d’emblée être disposé à s’engager pour une période de douze mois.
Médecins Sans Frontières travaille parfois avec des bénévoles ou des stagiaires au siège à Bruxelles. Les personnes souhaitant poser leur candidature doivent envoyer un courriel avec leur CV et une lettre de motivation à danielle [dot] dewulf [at] brussels [dot] msf [dot] org (bénévoles) et gisele [dot] genard [at] brussels [dot] msf [dot] org (stagiaires). Les personnes souhaitant effectuer un stage ne doivent surtout pas oublier de préciser la période concernée.
Les conditions de vie varient d’un pays à l’autre, voire d’une région à l’autre. Elles dépendent des moyens locaux, notamment en ce qui concerne les infrastructures de logement et de travail. Médecins Sans Frontières s’efforce en tout cas d’offrir à ses équipes un environnement de travail favorisant le bon fonctionnement des secours, tout en tenant compte du niveau de vie locale.
La situation en matière de sécurité, la difficulté à trouver du travail ailleurs qu’au sein de Médecins Sans Frontières, les possibilités de logement limitées, le manque de structures médicales et éducatives adaptées sont autant d’obstacles à un départ en compagnie d’un partenaire ou d’une famille, surtout lors d’une première mission. Dans certains cas et si les conditions le permettent, le partenaire et la famille peuvent cependant accompagner l’expatrié en mission.
Les risques de sécurité sont inhérents à la réalité quotidienne de l’activité de Médecins Sans Frontières. Nous ne devons ni les exagérer, ni les minimiser. Ces risques sont liés surtout aux conditions de déplacement, aux moyens financiers et matériels et aux situations de conflit (ouvert ou larvé). Divers facteurs peuvent contribuer dans une large mesure à limiter les risques : le respect du code de la route et des directives internes de Médecins Sans Frontières, la discrétion et la modération dans la mise en œuvre des moyens, l’élaboration et le respect des plans de sécurité et, enfin, une intégration réussie au sein de la population.
Après un incident de sécurité (accident, agression ou autre événement traumatisant), Médecins Sans Frontières peut envoyer sur le terrain des collaborateurs chargés d’apporter un soutien psychologique. L’organisation peut également faire appel à un réseau de psychologues externes.
Oui, le service des Ressources humaines de Médecins Sans Frontières a un projet d’intégration des collaborateurs expatriés sur le marché de l’emploi. Il aide les expatriés à retrouver plus facilement un emploi sur le marché du travail « ordinaire » après plusieurs années sur le terrain.
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